« Les conséquences des changements climatiques et des pertes de biodiversité compromettent dès à présent, de manière irréversible, notre capacité à assumer demain les missions du service public ». Les mots des actuels élèves de l’Ecole nationale d’administration (ENA), qui sera remplacée par l’INSP en janvier 2022, sont cinglants.
Dans leur lettre ouverte, elles et ils s’estiment « insuffisamment compétents et trop peu armés pour conduire la transition écologique sur le terrain ». Ces futurs cadres de la fonction publique réclament d’être « très solidement formés aux questions techniques, sociales et éthiques de cette transition », alors que leur cursus actuel ne consacre qu’une vingtaine d’heures à ces sujets.
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Les pétitionnaires formulent également un souhait qui touche au cœur du fonctionnement de l’actuelle ENA : « la haute fonction publique se doit de réaffirmer son rôle de conseiller et non de courtisan. Loin de l’application de solutions toutes faites, nos formations doivent cultiver notre capacité à la controverse et au doute ainsi que notre esprit critique, notamment grâce à un lien considérablement renforcé avec le monde de la recherche ».
Enfin, les étudiant·e·s demandent à leurs futurs employeurs que les propositions de poste en sortie d’école, puis tout au long de leur carrière, explicitent la manière dont leurs fonctions participeront à atteindre les engagements climatiques de la France.









