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Le RN étend son influence à l’Assemblée : Emmanuel Macron promettait pourtant de l’en empêcher.

Après dix ans de macronie, comment le RN est devenu incontournable à l’Assemblée nationale
«C’était Macron». En 2017, Emmanuel Macron promettait de lutter contre le Rassemblement national. Pourtant, depuis la dissolution de juin 2024, le parti détient le premier groupe parlementaire. Un nouveau statut qui, en l’absence de majorité stable, lui permet de faire triompher ses idées.
Au soir de sa première élection, en mai 2017, Emmanuel Macron jurait faire «tout durant les cinq années qui viennent» pour que les électeur·ices de Marine Le Pen «n’aient plus aucune raison de voter pour les extrêmes». Un échec, à l’évidence. Car depuis son premier mandat, le nombre de député·es lepénistes a été multiplié par 17.

Alors qu’elles et ils n’étaient qu’une petite dizaine à peupler les bancs du Palais-Bourbon jusqu’en 2022, les frontistes sont désormais 121, conséquence directe de la dissolution de l’Assemblée nationale à l’été 2024. Depuis ce jour, profitant de l’absence de majorité stable, elles et ils engrangent les victoires, faisant ainsi triompher leurs idées autrefois marginales dans le débat politique.
Pour l’adoption du budget 2027, Sébastien Lecornu mise sur la clémence des député·es RN. L’accord de non-censure scellé avec les socialistes lors du précédent projet de loi de finances (PLF) ne sera pas reconduit. Les roses refusent de négocier avec Matignon. Résultat, le premier ministre se tourne vers le RN et multiplie les gestes en sa direction. Il place, de fait, l’avenir du budget entre les mains de Marine Le Pen.
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· Ce mardi, le juge des libertés et de la détention a ordonné la mise en conformité du chantier de l’autoroute A412, en Haute-Savoie, sans toutefois le suspendre. L’entreprise Amedea, concessionnaire du projet, a obtenu un délai de huit jours pour réduire les impacts des travaux sur la biodiversité. En cas de défaillance, elle devra payer une astreinte de 20 000 euros par jour de retard. Le 21 octobre, la procureure de la République d’Annecy avait saisi le juge pour demander l’interruption du chantier.
· Les gaz à effet de serre ont atteint des concentrations records en 2025, selon le bulletin de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) publié ce mardi. 2,8 parties par million (ppm) de CO2 en plus sont présentes dans l’atmosphère. La hausse a été plus importante ces deux dernières années que sur les dix dernières années.
· Lundi, le gouvernement a présenté un plan pour répondre aux revendications lycéennes et étudiantes. Parmi les décisions annoncées, le remplacement à l’horizon 2028 de Parcoursup, la plateforme de préinscription en première année d’études supérieures. Elle était critiquée pour son manque de transparence dans les critères de sélection et accusée de renforcer les inégalités. L’exécutif a aussi promis la création de 15 000 nouvelles places dans l’enseignement supérieur, ou encore un plafonnement des classes de seconde à 28 élèves. Malgré ces déclarations, le mouvement prévoit de nouvelles mobilisations dès le 2 novembre.
· Lundi encore, la justice américaine a suspendu jusqu’à nouvel ordre le déboisement du golf voulu par Donald Trump à Washington. Selon les défenseur·es de l’environnement, 500 arbres ont été abattus et des centaines doivent encore être retirés. La juge fédérale avait déjà suspendu le projet il y a deux semaines, mais le président avait affirmé que les travaux allaient reprendre dès le 15 novembre.



Les 0,1% les plus riches de la planète émettent plus que la moitié de l’humanité… et s’enrichissent grâce à la crise climatique
Ça en jet. Dans un nouveau rapport publié ce mardi, l’ONG Oxfam révèle comment les super-riches contribuent massivement au dérèglement climatique. Selon ses calculs, les 0,1% les plus riches (soit huit millions de personnes) émettent plus de dioxyde de carbone que les 3,5 milliards de personnes les plus pauvres – près de la moitié de l’humanité. L’utilisation des jets privés est pointée du doigt. Selon le rapport, les avions des ultra-riches français émettent en six minutes autant de CO2 que la moitié la plus pauvre de la population tricolore en une année. L’association montre aussi que les catastrophes climatiques deviennent de plus en plus lucratives pour les plus fortuné·es. Le marché mondial des réparations et reconstructions après ces événements extrêmes devrait passer de 70 milliards (63 milliards d’euros) à 92 milliards de dollars (83 milliards d’euros) par an d’ici 2029.

Firefox, Brave, Vivaldi… Quel navigateur web choisir pour sortir de la dépendance à Chrome et Safari ?
Coup de Google. En France, près de neuf pages web sur dix sont consultées via Google Chrome, Safari (Apple) ou Microsoft Edge. Cette concentration pose des questions de «souveraineté numérique» et de confidentialité puisque ces entreprises étasuniennes décident des mises à jour et des paramètres de collecte de données. Changer de navigateur peut alors faire la différence. Vous pouvez par exemple vous tourner vers le norvégien Vivaldi. Gratuit, il bloque les publicités et traceurs sans établir de profils publicitaires. Son financement repose sur des partenariats commerciaux, des accords avec les moteurs de recherche et des dons, et les données collectées sont stockées en Islande.
👉 Cliquez ici pour lire la suite de ce décryptage d’Eitanite Bellaïche ; et juste là pour retrouver les autres épisodes de notre série pour sortir des Gafam.


En Serbie, les étudiants renversent le pouvoir autoritaire aux élections législatives
L’effet de serbe. Après deux ans de mobilisation, la liste étudiante a remporté les élections législatives serbes face au pouvoir autoritaire. Elle avait été formée en 2025 par des universitaires et des figures apartisanes de la société civile désigné·es par les étudiant·es. Avec 140 des 250 sièges, elle l’emporte sur la coalition menée par l’ancien président libéral-conservateur Aleksandar Vučić, à la tête du pays depuis 2012.

+ Moncef Arbadji, Eitanite Bellaïche, Louise Deshautels, Lilou Hiver et Antoine Poncet ont contribué à ce numéro.







