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Le niveau de la mer ne cesse de monter et nous assistons impuissant·es à ses premiers effets.

L’érosion du littoral commence à faire des vagues
Basse côte. Vendredi, deux ministres ont lancé le chantier de destruction de l’immeuble de bord de mer le Signal, à Soulac-sur-Mer (Gironde), condamné par le recul du trait de côte lié à la montée de l’océan.
La disparition du Signal, construit à 200 mètres de la mer à la fin des années 60, résonne comme un avertissement. Sur la côte atlantique, la montée de l’océan, accélérée par le bouleversement du climat, ronge tout le littoral. Selon le Groupement d’intérêt public (GIP) littoral, 5 800 bâtiments de la région Nouvelle-Aquitaine sont menacés à l’horizon 2050. Au niveau national, près de 20% du trait de côte naturel est en recul.
L’édifice de quatre étages, qui accueille 78 appartements, a été évacué et vidé en 2014. Moins de dix ans plus tard, « l’eau vient désormais presque lécher le rez-de-chaussée », rapporte le journal Ouest-France. « On était les premiers réfugiés climatiques de France », témoigne un ancien occupant. Comme lui, des dizaines de propriétaires ont dû mener bataille pour obtenir une indemnisation en 2019. « La crainte du ministère était que cette exception ne devienne la règle, car on ne pourra pas indemniser chaque maison face à l’érosion côtière », précise au Monde l’ancienne préfète locale Fabienne Buccio.






