La quotidienne

J’écris ton non

Chères toutes et chers tous,

🎙️ Esteban Grépinet, journaliste à Vert, animera une table ronde sur le thème «Lutter contre la pauvreté : une bataille écologique», jeudi 19 février à 18h30, à l’Académie du climat (Paris 4ème). Il échangera avec Isabelle Motrot, autrice d’En finir avec les idées fausses sur la pauvreté #écologie ; Patricia Daran, d’ATD Quart Monde ; Daphné Chamard, responsable transition écologique juste au Secours catholique ; et Robin Ehl, chargé de plaidoyer pour Oxfam France. Cliquez ici pour vous inscrire gratuitement.


Contre la nouvelle loi Duplomb qui veut réautoriser des pesticides, les citoyens persistent et signent.


«Non, c’est non !» : contre la proposition de loi Duplomb 2, une nouvelle pétition dépasse 50 000 signatures

Signe détend. En réponse à la nouvelle proposition de loi du sénateur Les Républicains pour réautoriser des pesticides nocifs pour la biodiversité et la santé, une pétition a été déposée sur le site de l’Assemblée nationale. Elle atteint déjà plus de 52 000 signatures.

«J’étais hors de moi quand j’ai appris qu’il revenait à la charge», confesse auprès de Vert l’auteur de la pétition contre la nouvelle proposition de loi Duplomb. Ce texte du sénateur (Les Républicains) Laurent Duplomb vise à réintroduire plusieurs néonicotinoïdes – des pesticides dits «tueurs d’abeilles» – interdits en France depuis 2018 (hors dérogation).

Le sénateur Laurent Duplomb a déposé une nouvelle proposition de loi pour réautoriser des pesticides néonicotinoïdes dans certaines cultures. ©  Alain Jocard/AFP

Depuis l’été dernier et la loi Duplomb 1, l’élu de Haute-Loire a affiné son texte et demande la réautorisation de ces produits uniquement pour les champs de betteraves, noisettes, pommes et cerises. En août dernier, sa tentative de réintroduction des néonicotinoïdes avait été censurée par le Conseil constitutionnel parce qu’elle contrevenait à la charte de l’environnement. À l’époque, une première pétition contre son texte décrié avait rassemblé plus de deux millions de signatures. Lancée à l’initiative d’une étudiante de 23 ans, Éléonore Pattery, elle a permis d’obtenir un débat sur le sujet qui se tiendra mercredi 11 février à l’Assemblée nationale.

Pour toutes ces raisons, la nouvelle proposition de Laurent Duplomb ne passe pas. «On ne se sent plus écouté», s’indigne Ludovic Lévy. Ce lecteur de Vert a rédigé une nouvelle pétition, «Non c’est non, Monsieur Duplomb», pour rappeler l’opposition d’une large partie de la population à l’utilisation de ces substances nocives pour la santé et la biodiversité.

👉 Cliquez ici pour lire la suite de cet article de Mathilde Picard et comprendre les raisons de cette deuxième pétition.

· Mardi, Le Monde a révélé que le minéralier Bonneval avait déposé trois recours contre l’État dans l’affaire de la contamination des eaux minérales Perrier, Contrex et Hépar, du groupe Nestlé. Bonneval reproche aux préfets des Vosges et du Gard d’autoriser Nestlé à continuer d’exploiter ces sources malgré leur pollution régulière. Pour les commercialiser sans risques, ils ont permis à l’industriel d’utiliser de la microfiltration alors qu’une eau minérale naturelle doit être vendue sans traitement préalable. - Le Monde

· Mardi encore, plusieurs centaines de salarié·es des énergies renouvelables se sont réuni·es devant l’Assemblée nationale pour protester contre le manque de visibilité pour la filière. Elles et ils dénoncent les reports répétés de la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), qui freinent les investissements dans ce secteur, déjà touché par des suppressions d'emplois. «La plaie est ouverte, on est ici pour stopper l'hémorragie», explique à Vert Mathieu Blandin, qui travaille chez l’opérateur d’énergies durables Valemo.

 Les salarié·es des énergies renouvelables ont manifesté ce mardi pour demander plus de visibilité dans leur secteur. © Anne-Claire Poirier/Vert

· Lundi, la Commission européenne a adopté de nouvelles mesures pour interdire la destruction des textiles et chaussures invendus à partir de juillet prochain. Chaque année, entre 5 et 9% des stocks des grandes entreprises partent à la poubelle avant même que les habits soient portés. Cela permettrait d’éviter 5,6 millions de tonnes d’émissions de CO2 par an. - France info

À Carcassonne, le député-candidat du RN Christophe Barthès ne croit pas au réchauffement climatique

Carcassonne le glas. Samedi, le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, s’est rendu à Carcassonne (Aude), une ville que l’extrême droite espère ravir aux élections municipales de mars prochain. Le député-candidat local, Christophe Barthès, tient des propos climatosceptiques, alors que le département de l’Aude a connu l’un des pires mégafeux de son histoire il y a quelques mois. Ses opposant·es et certain·es de ses électeur·ices pointent du doigt l’absence dans son programme de mesures d’adaptation de la ville au réchauffement climatique. Pourtant, l’augmentation des températures pourrait avoir des conséquences néfastes sur un secteur essentiel de l’économie carcassonnaise : le tourisme.

👉 Cliquez ici pour lire la suite de ce reportage de Théo Mouraby et en savoir plus sur les risques de cette candidature pour la transition écologique de la ville.

Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, accueilli par le député-candidat Christophe Barthès, ce samedi à Carcassonne. ©  Théo Mouraby/Vert

La destruction du vivant «est l'une des menaces les plus graves pour les entreprises», pointe le Giec de la biodiversité

Entreprise de conscience. Lundi, la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) a sorti une nouvelle évaluation, dédiée au secteur privé. «Toutes les entreprises dépendent de la biodiversité, ont un impact sur elle, et peuvent être des agents d'un changement positif», affirme le résumé à l'intention des décideurs, approuvé par plus de 150 États. Ce rapport méthodologique propose une centaine de mesures concrètes pour impulser un «changement transformateur» dans les milieux économiques. En voulant impliquer le secteur privé dans ses travaux, l'institution scientifique de référence a aussi intégré quelques salarié·es de grandes compagnies polluantes – comme TotalEnergies ou Solvay – parmi les auteurs principaux du rapport.

👉 Cliquez ici pour lire la suite de ce décryptage d'Esteban Grépinet.

«La vraie vie d'un illuminé» : une chasse aux êtres surnaturels en forêt de Brocéliande

Compte des fées. Le journaliste indépendant Benoît Le Corre (ancien du Monde et de Brut) part dans la forêt de Brocéliande (Ille-et-Vilaine), réputée pour être enchantée. Il y rencontre Alain, 57 ans, qui parcourt ces sous-bois à la recherche de fées et autres êtres de lumière. Un illuminé, vraiment ? Derrière ces visions surnaturelles se dévoile progressivement une histoire de solitude et de violences enfouies…

© Benoît Le Corre

+ Rémy Calland, Esteban Grépinet, Théo Mouraby, Anne-Claire Poirier et Antoine Poncet ont contribué à ce numéro.