🗞️ C'est l'article le plus lu de la semaine dernière sur vert.eco : «Municipales 2026 : à Marseille, une campagne dans l’ombre de l’extrême droite, entre sécurité, transports gratuits et pollution maritime.» (Re)lisez-le en cliquant juste ici.
🎙️ Le nouvel épisode de notre podcast «C’était mieux après» sort ce mardi. Loup Espargilière reçoit la truculente humoriste Swann Périssé. Engagée pour l’écologie, le féminisme et la justice sociale, elle s’est d’abord fait connaître sur Youtube grâce à ses vlogs.
Dans l’État américain du Maine, les agriculteurs cherchent des solutions pour cultiver malgré les pollutions.

«Tout le monde me disait de vendre mes terres» : aux États-Unis, ces paysans adaptent leurs cultures à des sols pollués aux PFAS
Un problème, une pollution. Dans l'État du Maine, les autorités et l'université proposent des solutions pour que les agriculteur·ices victimes des «polluants éternels» puissent continuer à travailler. Pour comprendre, Vert s’est rendu dans deux exploitations concernées.
«Ça a été dévastateur et déprimant. Nous ne savions pas quoi faire.» Susan Hunter se souvient du mois d’avril 2022, lorsqu’elle a appris la pollution aux PFAS de ses terres. Agricultrice à Unity, dans l’État du Maine (États-Unis), elle se préparait à transmettre sa ferme à son fils. Elle était loin de se douter que son foin renfermait ces molécules chimiques cancérigènes pour l’humain, utilisées par l’industrie pour rendre nos objets du quotidien imperméables (vêtements) ou anti-adhésifs (poêles à frire). On les appelle aussi «polluants éternels», en raison de leur persistance dans l’environnement et le corps humain.

«Tout le monde me disait de vendre mes terres ou d’y installer des panneaux solaires. Je leur répondais que je suis trop agricultrice pour gaspiller cette magnifique propriété», se remémore Susan Hunter qui, depuis, a retrouvé le sourire. En 2022, refusant de baisser les bras, cette ancienne éleveuse laitière a contacté l’université du Maine. Trois ans plus tard, les terres agricoles de Susan Hunter sont un vaste terrain de recherche scientifique à ciel ouvert.
Sur une parcelle de son terrain, qu’elle nous fait visiter en cette fin octobre 2025, des fanions indiquent la présence de plantes. «Il y a de la luzerne, du trèfle, de la fétuque, de l’avoine, de l’orge, du seigle ou encore du maïs», s’extasie-t-elle, avouant «adorer les sciences». Ellen Mallory, agronome et professeure en agriculture durable à l’université du Maine, cherche à comprendre quelles quantités de PFAS présentes dans les sols agricoles passent à travers les différentes plantes.
👉 Cliquez ici pour lire la suite de ce reportage de Hugo Coignard dans le Maine.

· Dimanche, le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a déclaré craindre un bilan d’au moins 200 mort·es après un glissement de terrain survenu mercredi sur la mine de Rubaya, à l’est du pays. Cette cité minière produit du coltan, un minerai dont est issu le tantale, essentiel à la fabrication des équipements électroniques modernes. - Jeune Afrique

· Samedi après-midi, plus de 500 personnes venues de tout le Massif central se sont réunies à l'appel du collectif des «Sans trains» à Limoges (Haute-Vienne). Elles ont dénoncé le risque d'abandon de plusieurs lignes TER – telles que Guéret-Montluçon ou Limoges-Ussel –, faute d’investissements suffisants de l’État et des collectivités pour les entretenir. Elles ont aussi dénoncé le contournement du Massif central par la future ligne Bordeaux-Lyon. - France info
· Alors que les coûts liés aux «polluants éternels» pourraient exploser dans les prochaines années, plusieurs ONG ont appelé le 29 janvier à faire appliquer strictement le principe du «pollueur-payeur». Leur objectif : que les industriels contribuent au financement de la dépollution et à l’indemnisation des victimes. Selon les scénarios retenus par la Commission européenne, les coûts engendrés pourraient atteindre entre 330 milliards et 1 700 milliards d’euros d’ici à 2050 pour le seul continent européen. - Vert


Trottinette ou vélo électrique : qui gagne le match du mode de transport le plus écolo ?
Sur les chapeaux deux-roues. Fabrication du cadre, usure de la batterie… L’empreinte carbone d’une trottinette électrique est deux à trois fois plus élevée que celle d’un vélo à assistance électrique, selon une étude de la chercheuse Anne de Bortoli. Pour un biclou électrique personnel doté d’un cadre en carbone, avec une longévité kilométrique de 20 000 km, la scientifique estime l’empreinte carbone à 15 à 20 g d’équivalent CO2 pour chaque kilomètre parcouru. Côté trottinette électrique individuelle, cette empreinte carbone grimpe à 60g eCO2/kilomètre pour un modèle d’entrée de gamme. Faut-il pour autant abandonner ces dernières ? Ce chiffre est à mettre en comparaison avec d’autres modes de transport : pour une voiture individuelle thermique de 1,3 tonne, l’empreinte carbone s’élève à 200g eCO2/km. Tout dépend donc de l’usage des utilisateur·ices.
👉 Cliquez ici pour lire le décryptage de Raphaëlle Vivent en intégralité.


554 hectares
Sols en scène. Jamais, depuis le début des années 1980, aussi peu d’espaces naturels n’avaient été consommés en Île-de-France : 554 hectares en moyenne par an sur la période 2021-2025. C’est ce qu’atteste une note de l’Institut Paris région (IPR), l’agence d’urbanisme et d’environnement francilienne, publiée le jeudi 29 janvier et identifiée par Le Monde. C’est 34% de moins que la période 2017-2021, et 28% de moins que la période de 2012-2021. Avec cette dynamique, l’Île-de-France «s’ancre dans sa trajectoire ZAN», estiment ainsi les urbanistes. La loi Climat et Résilience fixe en effet l’objectif de zéro artificialisation nette (ZAN) à l’horizon 2050, avec une étape intermédiaire : diviser par deux la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers entre 2021 et 2031, en référence à la période 2011-2020. Sur le plan du grignotage foncier, la région fait ainsi figure de bonne élève : «L’Île-de-France est quatre fois plus économe que les autres régions», souligne l’IPR.

Les Français boudent l’ultra-fast fashion, l’Indonésie interdit les balades à dos d’éléphant : les bonnes nouvelles de la semaine
Enchante à tue-tête. La maire de Milan s’oppose à la venue de la police américaine de l’immigration en Italie, le tribunal de La Haye (Pays-Bas) rend une décision inédite pour la justice climatique… et trois autres bonnes nouvelles signées Gaëtan Gabriele.

+Rémy Calland, Hugo Coignard, Gaëtan Gabriele, Zoé Moreau, Antont contribué à ce numéro.
