«En finir avec les idées fausses sur la pauvreté #Écologie» : l’association ATD Quart Monde débunke nos préjugés

Tout conte fait.
Dans ce petit livre pédago, le mouvement de lutte contre la pauvreté dément 20 affirmations fréquentes sur les personnes précaires et l'écologie : responsabilité dans la crise climatique, égalité devant les aides à la rénovation… Un (r)appel pour ne plus jamais dissocier lutte écologique et lutte sociale.

«Les pauvres abîment la planète» ; «ne sont pas vraiment dérangés par la pollution, d’ailleurs leurs lieux de vie sont sales» ; et «ne sont pas intéressés par l’écologie». Ces idées, que l’on a déjà pu entendre dans certaines discussions, aux repas de famille ou dans des médias… sont fausses.

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«En finir avec les idées fausses sur la pauvreté #Écologie», ATD Quart Monde et Isabelle Motrot, Éditions de l’Atelier et Éditions Quart Monde, 2026, 88 pages, 5 euros.

Débunker nos a priori sur la pauvreté et l’écologie, c’est tout le pari de l’association ATD Quart Monde, qui publie «En finir avec les idées fausses sur la pauvreté #Écologie». Sous la plume de la journaliste et écrivaine Isabelle Motrot, le mouvement de solidarités revient sur 20 affirmations aussi fréquentes que trompeuses concernant le rapport des plus précaires à la crise écologique.

Inégalités climatiques

Richement documenté et accompagné d’une dizaine de dessins humoristiques (de Geluck, Besse, Tommy…), ce petit manuel se veut avant tout pédagogique. Avec des chiffres sourcés, des rapports et des exemples de terrain concrets, il fournit des clés pour démentir les pires «idées fausses».

On y (re)découvrira par exemple que, non, tout le monde n’a pas la même responsabilité dans la crise climatique : les 1% des Français·es les plus riches émettent en moyenne dix fois plus de gaz à effet de serre par an que les 50% des Français·es les plus pauvres, comme le rappelle régulièrement Oxfam.

Que les plus démuni·es sont plus exposé·es aux catastrophes climatiques, aux pollutions et n’ont pas le même accès à la nature. Ou encore, que les politiques de transition écologique sont encore loin d’être inclusives : les aides pour la rénovation énergétique des logements sont souvent insuffisantes pour les ménages les plus modestes, et les démarches sont complexes.

«Loin d’une conception misérabiliste ou, inversement, héroïque despauvres, ceux-ci apparaissent au fil des pages comme dominé·es, résume en préface le sociologue Jean-Baptiste Comby. Grand·es perdantes de la donne écologique, elles et ils ne sont pas pour autant complètement dépourvu·es de ressources propres.» Après ce livre, vous ne parlerez probablement plus de la même manière de la pauvreté ou de l’écologie.

«En finir avec les idées fausses sur la pauvreté #Écologie», d’ATD Quart Monde et Isabelle Motrot, Éditions de l’Atelier et Éditions Quart Monde, 2026, 88 pages, 5 euros.

Combien d’années d’inaction politique ? Combien de victimes ?

Après les scandales de l’amiante, du plomb, ou du chlordécone, l’histoire semble se répéter aujourd’hui avec les PFAS, le cadmium, les pesticides toxiques, les perturbateurs endocriniens et tant d’autres nouvelles substances.

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