Pour les élections municipales, les climatosceptiques sont au Rassemblement national.

Municipales 2026 : le Rassemblement national et ses alliés présentent une vingtaine de candidats aux propos climatosceptiques
Faux sceptiques. Vous connaissiez peut-être les «brebis galeuses», ces candidat·es du Rassemblement national aux élections municipales qui tiennent des propos racistes, homophobes ou sexistes. Vert vous en présente une vingtaine, tendance climatosceptique, répertoriée sur une carte.
Comme un air de déjà-vu. La presse n’en finit plus de brosser les portraits de candidat·es Rassemblement national (RN) aux élections municipales qui tiennent des propos racistes, sexistes ou homophobes. Au total, StreetPress a cartographié plus de 186 «brebis galeuses» qui seront sur la ligne de départ dimanche. Cette expression vient de Jordan Bardella, le président du parti à la flamme. Une manière pour lui de qualifier les profils les plus problématiques au sein de ses troupes, au moment des législatives de 2024.
À l’aube de ce nouveau scrutin, Vert est parti à la recherche des candidat·es RN ayant tenu ou relayé des propos climatosceptiques. Nous avons identifié une vingtaine de profils qui remettent en cause l’existence du réchauffement climatique, nient son origine humaine ou minimisent sa gravité. Florilège.
À Bourges (Cher), la tête de liste Ugo Iannuzzi affirmait en 2019 qu’«il n’y a pas de réchauffement climatique ni d’extinction de masse». Pour Thibaut de La Tocnaye, candidat dans le village de Préaux (Indre), le réchauffement climatique est causé par «l’activité magnétique du soleil et non le CO2 industriel !», comme il l’avançait en 2017. «Le Soleil, seul responsable du changement climatique, doit bien rigoler de la connerie humaine !», écrivait même ce dernier en 2018 au sujet des manifestations pour le climat. Sixième sur la liste de Laure Lavalette à Toulon (Var), Amaury Navarranne pense aussi que l’augmentation des températures n’est «quand même pas de notre faute» : «C’est la planète», avait-il suggéré lors d’un conseil municipal en septembre dernier.
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· Ce mercredi, l’ONG Reclaim Finance révèle que les assureurs français accumulent des profits records alors que le coût des catastrophes naturelles est de plus en plus lourd pour les citoyen·nes et les finances publiques. Entre 2015 et 2024, 46% des dommages liés aux évènements climatiques n’ont pas été assurés. Cela représente un coût de 16 milliards d’euros, pendant que des assureurs comme AXA, Allianz et Generali ont réalisé 162 milliards d’euros de bénéfice net cumulé. - Reclaim finance
· Selon une étude publiée mardi par des scientifiques de l’organisation Nature conservancy, un tiers de la population mondiale vit désormais dans des régions où la chaleur restreint fortement les activités. Avec l’augmentation des températures, les personnes âgées ne sont plus les seules à éprouver des difficultés à accomplir des tâches physiques en été : de plus en plus de jeunes en bonne santé sont également concerné·es. D’après le rapport, les populations les plus touchées sont celles des pays les plus pauvres, bien qu'elles soient les moins responsables du dérèglement climatique. - The Guardian (en anglais)
· Mardi encore, le média Contexte a dévoilé le contenu d'une première version du projet de loi d'urgence agricole, qui doit être présenté en conseil des ministres en avril. Ce texte très attendu portera notamment sur la «simplification» des règles environnementales sur l'eau ou le loup, mais pas sur les pesticides. Petite surprise : le gouvernement a prévu plusieurs articles sur les prix agricoles, la lutte contre les concurrences déloyales ou encore l'adaptation au changement climatique. - Contexte


Guerre au Moyen-Orient : l’Europe est-elle mieux préparée qu’en 2022 à une nouvelle crise énergétique ?
Coût de pompe. Pour la deuxième fois en moins de cinq ans, l’Europe risque de payer très cher sa dépendance aux énergies fossiles. La première fois, en 2022, elle avait dû se détourner en quelques mois de la Russie (qui venait d’envahir l’Ukraine) alors qu’elle assurait plus de 45% de son approvisionnement en gaz et 27% de son pétrole. Cette fois-ci, l’onde de choc est partie d’Iran, le 28 février dernier. L’offensive lancée par les États-Unis et Israël embrase aujourd’hui toute la région du Golfe, qui représente environ 30% de la production mondiale de pétrole et 20% de la production de gaz. Dans ce contexte profondément incertain, l’Europe peut se targuer d’être un petit peu mieux armée qu’en 2022. Mais l’extrême droite y est en meilleure position que jamais pour pousser des réponses populistes et inefficaces à la flambée des prix.
👉 Cliquez ici pour lire la suite de ce décryptage d’Anne-Claire Poirier.


Dans le Jura, l'ONF rase une parcelle boisée… qui était l'un des plus gros sites de reproduction du grand tétras
Et pas tétras ! À l’automne 2025, l'Office national des forêts (ONF) a rasé 1,5 hectare de parcelle boisée dans le massif du Risoux (Jura). Jusque-là rien d’exceptionnel… sauf qu’il s’agissait de l'une des plus grosses zones de reproduction du grand tétras, oiseau classé en «danger critique d'extinction» dans la région et dont il ne reste que quelques centaines de spécimens. D’après France 3 Bourgogne-Franche-Comté, la Ligue pour la protection des oiseaux et l'antenne jurassienne de France nature environnement ont immédiatement porté plainte contre l’organisme d'État. Une instruction judiciaire a été ouverte et confiée au pôle régional de l'environnement du parquet de Besançon (Doubs). Objectif : déterminer si la coupe était légale, sachant que l’espace est protégé mais qu’elle a eu lieu en dehors des périodes d’interdiction d’accès aux parcelles.


Dans les coulisses des lobbys de l’industrie chimique à Bruxelles
Lobby ne fait pas le moine. Alors que la pollution chimique provoque des millions de morts prématurées chaque année dans le monde, l’Union européenne semble reculer sur plusieurs réglementations clés. Un rapport révèle qu’en 2025 les lobbys de l’industrie chimique ont obtenu près de 200 réunions avec de hauts responsables européens afin d’assouplir les règles sur les substances dangereuses. Le média Blast décrypte en vidéo les coulisses de cette influence à Bruxelles.

+ Rémy Calland, Esteban Grépinet, Lilou Hiver, Anne-Claire Poirier,ont contribué à ce numéro.

