Chères toutes et chers tous,
🏡 Vous avez été nombreuses et nombreux à lire notre article sur cette maison à énergie positive dans la Drôme, écrit par Aurélie Delmas. Dans cette demeure sans chauffage, la température moyenne cet hiver s’établit pour l’instant… à 20°C ! Pour (re)découvrir le contenu le plus lu de la semaine dernière, cliquez ici.
La ministre de l’agriculture Annie Genevard se défend auprès de Vert de jeter en pâture l’Agence bio et les mesures écolos.
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«Il n’a jamais été question de supprimer l’Agence bio» : la ministre de l’agriculture Annie Genevard répond à Vert
Archi culture. Vert a échangé avec Annie Genevard à l'occasion du salon de l'agriculture qui se tient en ce moment à Paris. Pesticides, agriculture biologique, Office français de la biodiversité… nous l'avons interrogée sur les sujets qui cristallisent la colère agricole.
Votre mot d'ordre, c'est la «reconquête de notre souveraineté alimentaire». Mais cette politique du produire plus ne se fait-elle pas au détriment de l’écologie ?
Ma conviction, c’est que produire davantage pour être autonome n'est pas incompatible avec l'environnement. Les agriculteurs travaillent avec le vivant. Quand je parle avec des exploitants agricoles, bio ou pas, tous sont en réflexion sur des pratiques culturales qui tiennent compte de la qualité des sols et de l'autonomie pour éviter les intrants.
Je pense que cette question de la compatibilité de la production agricole avec le respect de l'environnement est l’une des grandes orientations de l'agriculture aujourd'hui, et qu’elle le sera plus encore demain.
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Vous avez donné un avis de sagesse au Sénat concernant la réautorisation sous conditions de l'acétamipride, connu pour être un pesticide «tueur d’abeilles». N’est-ce pas une menace pour la santé humaine et la biodiversité ?
Nous devons nous aligner sur les standards européens, car il y a une forme de concurrence déloyale avec les pays de l’Union européenne qui ont de quoi soigner leur production végétale. Les produits phytosanitaires sont les médicaments des plantes, ils permettent de continuer de récolter, sauf à considérer que 26 pays européens sur 27 empoisonnent leur population.
Il y a des substances qui sont dangereuses, qu'il faut éliminer. Nous devons être très vigilants au sujet des accords conclus avec des pays hors de l'Union européenne, pour ne pas importer des productions traitées avec des produits interdits. L’Europe est très attentive en la matière, elle recourt à l’Efsa [l’Autorité européenne de sécurité des aliments, qui est l’équivalent européen de l’Agence nationale de sécurité de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), NDLR], qui rend des avis sur la dangerosité des substances phytosanitaires. S’aligner sur les standards européens, ce n’est pas opérer un recul, c’est se mettre au même niveau que la concurrence européenne.
👉 Cliquez ici pour lire la suite de cet entretien d'Esteban Grépinet.
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· Ce mardi, 196 pays se retrouvent à Rome pour le grand retour de la COP 16 sur la biodiversité. Malgré quelques avancées, celle-ci s’était soldée par un échec en octobre dernier car les États n’avaient pas trouvé d’accord sur le soutien financier à accorder aux pays en voie de développement (notre article). Les participants ont maintenant trois jours pour en trouver un. - Vert
· Les antioxydants qui colorent les fruits et les fleurs pourraient contrer les effets délétères des microplastiques sur le système reproducteur, selon une étude scientifique repérée par le Guardian ce lundi. Grâce à une expérimentation sur une souris, les scientifiques ont montré que ces composés pouvaient contrecarrer la baisse de la qualité du sperme. Une bonne piste pour traiter les perturbations hormonales, les lésions ovariennes et les troubles érectiles provoqués par les microplastiques. - The Guardian
· Ce lundi, l’Office français de la biodiversité (OFB) a répondu à la diatribe que lui avaient adressée le député Les Républicains (LR) Laurent Wauquiez et le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes Fabrice Pannekoucke. Dans une lettre aux agriculteur·ices, ces derniers qualifiaient la police de l’environnement de «coalition d’idéologues, qui entend empêcher [les agriculteurs] de travailler». L’OFB a envoyé sa propre missive pour rappeler qu’«il n’y a pas lieu d’opposer l’agriculture et l’environnement». Le groupe écologiste d’Auvergne-Rhône-Alpes, lui, dénonce «une dérive trumpiste» de la majorité régionale. - Le Monde
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Glypho carte. Plusieurs associations écologistes et acteurs économiques de la filière bio viennent de lancer une plateforme pour connaître le taux d’utilisation de pesticides près de chez soi. Sur le site « Tous exposés», vous pouvez repérer quelles substances sont achetées et épandues en rentrant le code postal de votre commune. La carte de l'association Solagro indique les types de traitements répandus sur les surfaces cultivées et celle de Générations Futures la quantité de produits achetés par département en fonction de leur dangerosité. L’outil permet également d’interpeller le ministre de la Santé pour réclamer l’interdiction de certains pesticides chimiques. Un enjeu d’autant plus important que la loi d’orientation agricole adoptée la semaine dernière empêche le bannissement des pesticides qui n’ont pas d’alternatives (notre article).
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Importations massives de gaz et d’engrais russes, comment la France finance (indirectement) la guerre de Poutine en Ukraine
Gaz ô duc. Il y a trois ans, la Russie envahissait l’Ukraine et initiait une guerre sanglante. Dans le même temps, la France est devenue le premier pays européen importateur de gaz naturel liquéfié et achète toujours plus d’engrais russes. Autant d’échanges commerciaux qui financent indirectement la guerre de Vladimir Poutine. Les importations de gaz naturel liquéfié (GNL) russe en France ont bondi de 81% entre 2023 et 2024, a révélé le centre de réflexion indépendant IEEFA dans un rapport publié la semaine dernière. Cela représente 2,68 milliards de dollars (environ 2,5 milliards d’euros) versés au gouvernement russe pour se procurer ce gaz acheminé par bateau.
👉 Cliquez ici pour lire l’intégralité de ce décryptage de Mathilde Picard et comprendre pourquoi nous importons autant de GNL et d’engrais.
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Salon de l’agriculture : et si nous rendions hommage aux vers de terre ? La chronique de Ta mère nature
Le ver du décor. Vaches, cochons, moutons… le salon de l’agriculture bat son plein à Paris, et personne ne parle des vers de terre. Ce sont pourtant eux, les vraies stars de nos cultures, défend Ophélie Damblé - alias Ta mère nature - dans cette nouvelle vidéo pour Vert. Elle vous explique pourquoi et vous dévoile même leurs superpouvoirs !
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+ Rémy Calland, Ophélie Damblé, Margot Desmons, Mathilde Picard et Antoine Poncet ont contribué à ce numéro.