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Ampoules position

💃 La carte des festivals écolos de Vert est bientôt de retour pour une cinquième édition ! Envie de nous faire connaître un événement engagé près de chez vous ? Consultez la carte 2025 pour vérifier qu’il n’y figure pas déjà et écrivez-nous par retour de mail. Pour être référencé, le festival doit être indépendant, proposer une programmation autour de l’écologie (ateliers, conférences, etc.) et mettre en place des actions concrètes pour réduire son impact environnemental.


Ces maires veulent rallumer la lumière : pour la biodiversité, c’est délétère. 


«Un symbole de rupture» : ces maires de droite et d’extrême droite rallument l’éclairage public au mépris de la biodiversité

Éclaire obscur. Le retour de l’éclairage public nocturne s’impose comme un marqueur politique des maires de droite et d’extrême droite nouvellement élu·es. Derrière la promesse d’une sécurité renforcée, aucune preuve d’efficacité et des conséquences bien réelles sur la biodiversité.

À peine élu·es, nombre de maires de droite et d’extrême droite ont pris la même première mesure : rétablir l’éclairage public la nuit. «J’imagine qu’il y a un compteur quelque part, donc j’irai et je rallumerai», avait promis le nouvel édile de Bordeaux (Gironde), le macroniste Thomas Cazenave, lors d’un débat télévisé qui l’opposait au sortant (Les Écologistes) Pierre Hurmic. C’est désormais chose faite. Au moins 20 autres communes telles que Carcassonne (Aude), Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) ou encore Poitiers (Vienne) ont emboîté le pas. 

«Cette mesure est avant tout un symbole de rupture, explique la sémiologue Nataly Botero. Les nouveaux maires veulent faire comprendre qu’avec la lumière, ils sortent la ville de la pénombre des politiques de leur prédécesseur.» Des maires associent l’obscurité à l’insécurité et considèrent qu’avec de la lumière il y aurait moins de cambriolages et d’incivilités. Un argument démenti par une étude publiée en février par la doctorante en économie de l’environnement Chloé Beaudet. Elle démontre qu’éteindre la lumière la nuit en ville n’augmente pas les «dégradations et destructions volontaires, violences sexuelles, vols…».

Les effets de l’éclairage sur la biodiversité ont eux bien été démontrés. Dans un rapport de 2019, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) assure qu’il «induit des déséquilibres sur les écosystèmes».

👉 Cliquez ici pour lire ce décryptage de Lilou Hiver dans son intégralité.

, à partir du 11 mai prochain, a-t-on appris ce mardi. Elle prévoit de limiter la teneur de ce métal lourd et toxique dans les engrais phosphatés utilisés en agriculture, conformément aux recommandations de l’Anses. Son positionnement en septième place compromet ses chances d’être examinée, par manque de temps.

Benoît Biteau est rapporteur du texte «visant à protéger l’alimentation des Français et des Françaises des contaminations au cadmium». © Assemblée nationale

· Mardi, la coalition Stop fast fashion a révélé que 49% des vêtements présents dans les ressourceries étaient issus de la fast fashion, contre 5% pour l’ultra-fast fashion. Les associations appellent à une «réglementation ambitieuse» et demandent que les marques comme Zara ou H&M soient pleinement intégrées à la loi anti-fast fashion en préparation, qui cible uniquement des plateformes comme Shein ou Temu. - Libération

· Le gouvernement travaille sur un projet de décret pour accélérer les procédures judiciaires en matière d’environnement, selon un compte rendu du syndicat de la juridiction administrative publié dimanche. La mesure principale concerne la suppression du premier échelon de la justice administrative : pour déposer un recours, les associations ne passeront plus devant le tribunal administratif mais iront directement à la cour d’appel. Une évolution qui pourrait compromettre la qualité des décisions rendues, alerte le syndicat. - Reporterre

Collier, spray, pipette : quel est l’impact des antiparasitaires pour chiens et chats sur l’environnement et notre santé ?

Antipuce à l’oreille. Des études montrent les conséquences néfastes de certains antiparasitaires donnés à nos animaux domestiques pour les protéger des puces, tiques et autres insectes. La plupart de ces traitements reposent sur des pesticides puissants qui attaquent le système nerveux des insectes. Parmi eux, le fipronil : interdit en agriculture en raison de ses effets délétères sur la biodiversité, il reste autorisé en médecine vétérinaire. Faut-il pour autant abandonner ces produits ? «Tout dépend de la situation, mais il est important de rappeler que, comme les antibiotiques, les antiparasitaires ne sont pas automatiques», indique Floriane Lanord, vétérinaire et membre de l’association Ecoveto.

👉 Cliquez ici pour lire ce décryptage de Raphaëlle Vivent et découvrir des alternatives naturelles aux antiparasitaires.

C’est une première en France : les scientifiques lancent une grande étude sur la disparition des insectes… et ils ont besoin de vous

L’abeille et la bête. Lundi, le Muséum national d'Histoire naturelle a lancé un nouveau programme de sciences participatives pour estimer l'évolution de l'abondance des insectes volants sur le territoire français, outre-mer compris. Son nom : «Bugs Matter» («Les insectes, ça compte», en anglais). Le principe est simple, et tout le monde peut participer : il suffit d'enregistrer vos trajets en voiture sur l'application dédiée et de photographier à l'arrivée les impacts de petites bêtes sur votre plaque d'immatriculation. Les scientifiques analyseront ensuite ces données pour documenter le déclin global des populations d'insectes au fil des années, ce qui n'a encore jamais été fait en France. Astucieux !

👉 Cliquez ici pour lire la suite de cet article sur «Bugs Matter», et ici pour découvrir d'autres programmes de sciences participatives accessibles au grand public.

Les syrphes sont une famille de mouches qui ont la particularité d'imiter les couleurs vives des guêpes. © Xavier G./Flickr

Derrière le cadmium, un scandale sanitaire ? Notre journaliste Zoé Moreau sur le plateau d’Arrêt sur images

Métal pas honte ? Vendredi, notre journaliste spécialisée en santé environnementale Zoé Moreau est intervenue sur le plateau d’Arrêt sur images aux côtés de Stéphane Mandard, journaliste au Monde, et Benoît Biteau, député Les Écologistes, pour échanger sur le scandale sanitaire du cadmium. Elle est notamment revenue sur l’inaction des pouvoirs publics et sur la désinformation autour de ce métal lourd qui contamine largement la population.

© Arrêt sur images

+ Rémy Calland, Esteban Grépinet, Zoé Moreau, Antoine Poncet, Lucie Savin et Raphaëlle Vivent ont contribué à ce numéro.