Chères toutes et chers tous,
🔥 Grande nouvelle : le prochain apéro du Club de Vert aura lieu à Bordeaux (Gironde), et il est en partenariat avec Planet Parade ! Nous vous donnons rendez-vous le mercredi 22 avril au Bien Public pour une discussion avec notre équipe, avant une soirée enflammée ! Découvrez le programme et réservez votre billet gratuit juste ici.
Sur ce site naturel fragile, l’appétit d’un promoteur met l’environnement en péril.

«C’est un non-sens total» : en Loire-Atlantique, tensions autour d’un projet touristique sur un site menacé par l’érosion
Veni, vidi, Vinci. Vinci Immobilier prévoit d’implanter un vaste complexe touristique sur la presqu’île de Pen Bron, qui abrite le plus grand massif dunaire de Loire-Atlantique. Le projet suscite la colère d’associations environnementales, inquiètes des effets du surtourisme sur ce site déjà fragilisé par l’érosion. Elles ont déposé un recours… qui a été rejeté, selon nos informations.
«Cet endroit, c’est mon berceau. Ici, tout le monde est attaché à Pen Bron.» Ce lundi 30 mars, Danièle Estay multiplie les anecdotes, en sillonnant cette langue de sable d’1,2 kilomètre de long, à l’extrémité de la commune littorale de La Turballe (Loire-Atlantique). La presqu’île de Pen Bron a été choisie par Vinci Immobilier pour y installer un important complexe touristique à horizon 2030, en lieu et place d’un ancien centre de rééducation.

Le projet suscite l’opposition de Danièle Estay et d’associations environnementales locales, réunies au sein du Collectif pour la protection de Pen Bron, qui redoutent les conséquences du surtourisme sur l’érosion du site. Ici, le trait de côte recule de 50 centimètres par an sur certains secteurs, d’après les données de l’indicateur national de l’érosion côtière. Pas de quoi refroidir l’appétit de Vinci Immobilier, qui indiquait, fin 2025, vouloir lancer les travaux en 2026.
Trois associations (France nature environnement Loire-Atlantique, Terre et mer pour l’avenir du vivant et la Ligue pour la protection des oiseaux) ont déposé un recours auprès de l’agglomération Cap Atlantique pour contester sa nouvelle version du schéma de cohérence territoriale – un document qui permet aux intercommunalités de planifier l’aménagement de leur territoire. Elles s’opposent à la qualification du site de Pen Bron dans le texte, jugée «équivoque», car ne définissant pas réellement la zone, et notamment son caractère non urbanisable. Selon nos informations, Cap Atlantique a opposé un refus à ce recours.
👉 Cliquez ici pour lire la suite de ce reportage de Clément Gousseau à Pen Bron et connaitre l’avis des scientifiques sur ce projet.

· Mardi, les député·es ont adopté une ultime version de la loi de «simplification de la vie économique» et confirmé la suppression des zones à faibles émissions (ZFE), où les voitures les plus polluantes sont exclues pour améliorer la qualité de l'air. Le texte devrait être définitivement voté ce mercredi après-midi par les sénateur·ices. Les défenseur·es des ZFE comptent sur le Conseil constitutionnel pour restaurer la mesure. - Vert (AFP)
· Près de 40% des bourgeons du vignoble champenois ont été détruits par le gel, d'après le comité interprofessionnel du Champagne. Il s'agit de la deuxième année la plus destructrice en vingt ans. Les températures estivales de la fin mars ont provoqué une floraison précoce rendant les bourgeons particulièrement vulnérables au retour du froid. - Ici Champagne-Ardenne
· Mardi encore, le Maine (États-Unis) est devenu le premier État à voter un moratoire sur la construction des centres de données. Cette loi a été motivée par la flambée des prix de l’électricité et les inquiétudes environnementales suscitées par le développement massif de ces infrastructures. Elle interdit aux autorités locales, jusqu’à l’automne 2027, de délivrer un permis pour des datacenters dont la capacité électrique dépasse 20 mégawatts. - Le Parisien (AFP)


La proposition de loi pour limiter la contamination au cadmium à l’agenda de l’Assemblée… mais en dernière position : «C’est un choix politique»
Engrais et contre tous. Mardi, les président·es des groupes politiques de l’Assemblée nationale ont décidé d’inscrire la proposition de loi «visant à protéger l’alimentation des Français et des Françaises des contaminations au cadmium» en dernière position des textes examinés lors de la semaine transpartisane prévue du 11 au 13 mai. Ce métal lourd – toxique pour les reins, les os, la reproduction et classé cancérigène certain – est présent dans les sols et contamine la population quasi exclusivement via l’alimentation. «À cette place, la proposition a très peu de chances d’être étudiée» faute de temps, déplorent les député·es Benoît Biteau et Clémentine Autain (groupe Écologiste et social), qui portent le texte. Pour les deux parlementaires, «ce n’est pas un hasard, c’est un choix politique» qui montre que «la proposition est loin d’être la priorité des présidents des groupes politiques du bloc majoritaire».
👉 Cliquez ici pour lire la suite de cet article de Zoé Moreau et en savoir plus sur les raisons de cette relégation.


Le gouvernement colombien veut abattre 80 hippopotames introduits par Pablo Escobar
Pas beau Escobar. Mardi, les autorités colombiennes ont autorisé l’abattage de 80 hippopotames descendants du zoo… du célèbre baron de la drogue Pablo Escobar. Ce dernier a introduit l’espèce dans le pays dans les années 1980. Depuis, plus de 200 hippopotames vivent en liberté. Les autorités environnementales affirment que ces grands mammifères représentent une menace pour les habitant·es. Ils entrent également en compétition pour la nourriture avec des espèces locales comme les lamantins. Le choix de l’euthanasie est critiqué par les associations écologistes mais, «sans cette action, il est impossible de contrôler la population, se justifie Irene Vélez, la ministre de l'environnement. Cela signifierait qu'en 2030 nous aurions au moins 500 hippopotames.» - The Guardian (en anglais)


«Espaces sensibles», une série documentaire qui donne la parole aux espèces animales et végétales
Un sensible. Outata le matador des plaines, Célestine la noctambule de la Loire… La série documentaire «Espaces sensibles», disponible gratuitement sur France TV, met en lumière les espèces animales et végétales des paysages de l'Anjou. Dans cette «fable moderne», elles racontent à la première personne leur cohabitation avec les humain·es, dans un monde où les espaces naturels sont de plus en plus restreints.

+ Rémy Calland, Lilou Hiver, Zoé Moreau, Anne-Claire Poirier, Antoine Poncet et Coline Vigot ont contribué à ce numéro.
