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Les communes débordent de propositions pour lutter contre les inondations.

«Ils nous ont asphyxiés» : au Liban, l’armée israélienne accusée d’écocide après avoir pulvérisé du glyphosate en masse sur les terres agricoles
L’armée israélienne mène dans le sud du Liban ce que des ONG et scientifiques appellent un «écocide». Dernière attaque en date : la pulvérisation de quantité très importante d’un puissant herbicide, début février.
Le ciel est menaçant au-dessus de Ramieh, dans le sud du Liban, en ce samedi de février. Les nuages sont lourds et gris ; le vent se lève et annonce la tempête. Pour Fadel Saleh, là n’est pas la plus grosse menace. Au loin sur la colline, des lumières blanches scintillent : il s’agit d’une des bases de l’armée israélienne, juste derrière le mur qui sépare Israël et le Liban, construit en 1948.
«Je vous amène faire un tour pour vous montrer mes terres, mais nous ne restons pas plus d’une heure, deux heures maximum», avait lancé l’agriculteur lorsque nous l’avions retrouvé dans la ville côtière de Tyr, à 33 kilomètres de là, où il est déplacé avec sa famille.

Devant sa maison de Ramieh, qui n’est plus que ruines, Fadel Saleh soupire avant de s’allumer une cigarette. Le paysan marche dans les décombres, et tente de garder son équilibre sur ce sol décharné par la guerre : ici, des amas de béton ; là, ce qui reste de la gazinière. Il ramasse une plante déracinée : «Tout est devenu jaune maintenant…» Pour lui, aucun doute : c’est la conséquence directe des dernières attaques de l’armée israélienne contre l’environnement.
Début février, des avions militaires israéliens ont aspergé du glyphosate, un puissant herbicide, à des concentrations très élevées sur une distance d’environ 18 kilomètres et une largeur de 300 à 500 mètres, soit une superficie estimée entre 5 et 6 kilomètres carrés. Les tests de sol réalisés par l’armée libanaise après l’opération ont montré des niveaux 20 à 50 fois supérieurs à ce qui est normalement utilisé en agriculture.
👉 Cliquez ici pour lire ce reportage d’Amélie David au Liban, avec l’aide d’Assya Sawaya.

· Ce vendredi, la ministre de l'agriculture, Annie Genevard, a annoncé la «levée de toutes les zones réglementées» mises en place pour lutter contre l'épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) des bovins, «à l'exception d'un tout petit morceau des Pyrénées-Orientales qui dépend d'un cas en Espagne». Aucun cas de cette maladie animale n'a été constaté en France depuis le 2 janvier. - France info
· Jeudi, le gouvernement a annoncé débloquer un tiers des projets de retenues d'eau en cours d’instruction, deux jours avant l’ouverture du salon de l’agriculture. Il s’agissait d’une demande des syndicats agricoles FNSEA et Coordination rurale, qui réclamaient de pouvoir stocker plus d’eau alors que le changement climatique affecte de plus en plus leur métier. Une demande qui relève de la maladaptation, selon la communauté scientifique. - La Croix (AFP)
· Des scientifiques ont montré pour la première fois un lien direct entre la pollution aux particules fines, émise par le trafic automobile, et le risque de développer la maladie d’Alzheimer. Selon l’un des auteur·ices de l'étude publiée ce mardi dans PLOS Medicine, Kyle Steenland, il ne suffira donc pas de lutter contre les facteurs de risque d’Alzheimer comme l’hypertension artérielle, l’accident vasculaire cérébral (AVC) ou la dépression pour prévenir la maladie, il sera aussi nécessaire de réduire la pollution atmosphérique. - Courrier international


Barrages, digues ou frigo à l’étage : de la Gironde à l’Aude, ils ont appris à vivre avec les crues à répétition
Barrage de vivre. C’est inédit : la France hexagonale vient de connaitre 38 jours consécutifs de pluie sur une large partie de son territoire. Depuis une semaine, des crues record se multiplient dans l’ouest et le sud de la France, après le passage de tempêtes successives. Ce vendredi matin, trois départements sont encore en vigilance rouge pour risque de crues : la Loire-Atlantique, le Maine-et-Loire et la Charente-Maritime. De la Gironde à l’Oise, des communes choisissent diverses solutions pour s’adapter : désartificialiser les rives des fleuves, aménager les maisons pour s’y retrancher mais, surtout, entretenir la solidarité entre voisin·es.
👉 Cliquez ici pour lire ce décryptage de Mathilde Picard et en apprendre plus sur l’efficacité de ces solutions contre les inondations.


Et si vous passiez au sextoy de seconde main ?
Sexe à pile. Vibromasseur, godemichet ou masturbateur pénien, en Europe, plus de trois millions de sextoys finissent à la poubelle chaque année. Devant ce constat, l’entreprise ornaise Réjouis a trouvé la solution : le reconditionnement. Elle est la seule au monde à proposer ce service et met le paquet sur son protocole de désinfection pour convaincre les plus sceptiques. Elle a même séduit le géant du secteur Passages du désir, avec qui la PME a noué un partenariat. Son fondateur, Bénoni Paunier, raconte à Vert : «Je voulais sortir d’une logique qui pousse à consommer toujours plus, pour donner une valeur écologique à ces objets.»
👉 Cliquez ici pour lire ce reportage de Clément Gousseau et en apprendre plus sur la méthode de reconditionnement de ces objets intimes.


«En finir avec les idées fausses sur la pauvreté #Écologie» : l’association ATD Quart Monde débunke nos préjugés
Tout conte fait. Dans ce petit livre pédago, le mouvement de lutte contre la pauvreté dément 20 affirmations fréquentes sur les personnes précaires et l’écologie : responsabilité dans la crise climatique, égalité devant les aides à la rénovation... Un (r)appel pour ne plus jamais dissocier lutte écologique et lutte sociale.
👉 Cliquez ici pour lire la chronique d’Esteban Grépinet sur ce petit manuel richement documenté.


+Rémy Calland, Amélie David, Clément Gousseau, Esteban Grépinet, AntAssya Sawayaont contribué à ce numéro.