Chères toutes et chers tous,
🗞️ C'est l'article le plus lu de la semaine dernière sur vert.eco : «Le commerce de la fourmi est devenu similaire à celui du cacao et du café» : derrière les fourmis de compagnie, un trafic mondial d’espèces invasives. (Re)lisez-le en cliquant juste ici.
À Marseille, le trafic illégal ne se limite pas aux stupéfiants. Pour ce dealer de pesticides et ses clients, c’est l’heure du jugement.

À Marseille, trois jours d’audience pour le procès XXL d’un trafic de pesticides entre l’Espagne et la France
Phyto de famille. La salle des procès «hors normes» du tribunal judiciaire de Marseille s’apprête à accueillir une vaste affaire de trafic de pesticides. Des produits interdits d’usage en France auraient transité pendant six ans depuis l’Espagne. C’est le deuxième volet d’une affaire qui a démarré en Normandie en 2018.
Ce lundi s’ouvre le procès d’un trafic massif de pesticides entre l’Espagne et le sud-est de la France. D’abord prévu en octobre, il a été repoussé étant donné l’ampleur du dossier : des faits continus de 2018 à 2024, concernant six exploitations agricoles, sept personnes prévenues à titre individuel et sept associations parties civiles. L’audience, prévue sur trois jours, prend place dans l’imposante salle des procès «hors normes» du tribunal judiciaire de Marseille (Bouches-du-Rhône).

Tout commence par un autre dossier, connu sous le nom de l’affaire des carottes de Créances, du nom d’une commune de la Manche. En 2021, huit exploitations agricoles du département sont condamnées en première instance, puis en appel, à des amendes allant de 10 000 à 30 000 euros pour avoir utilisé du dichloropropène. Ce pesticide, interdit en France, car potentiellement cancérigène, était acheminé depuis l’Espagne. La perquisition chez l’intermédiaire entre vendeurs et acheteurs, un agriculteur retraité, avait révélé que le trafic ne se limitait pas à la Normandie.
L’homme était également en lien étroit avec des exploitations de la Drôme et des Bouches-du-Rhône. Un deuxième volet de l’enquête démarre alors dans le sud-est, avec la saisie du parquet de Marseille. En tout, 3,5 tonnes de dizaines de pesticides interdits à l’usage en France ont été retrouvées sur les exploitations concernées. Un stock imposant, qui laisse présager d’une utilisation massive sur les six années de vente. L’intermédiaire, déjà condamné à six mois de prison avec sursis, est donc une nouvelle fois convoqué au tribunal à côté des acheteurs.
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· Ce lundi, la réglementation de l'Union européenne qui prévoit l'analyse obligatoire de 20 PFAS dans l’eau du robinet entre en vigueur en France. Sur France Culture, le porte-parole de l'association Générations futures, François Veillerette, salue une avancée qui permettra bientôt de «comparer une région à une autre, voir l'évolution dans le temps et repérer les coins les plus à risque». Il regrette toutefois l’absence du TFA – le plus petit de ces «polluants éternels» et aussi le plus répandu –, de la liste des PFAS testés. - France info
· Les 1% les plus riches de la planète ont consommé l’intégralité de leur budget carbone annuel pour 2026 en seulement dix jours, a pointé l’ONG Oxfam samedi. Ce budget, qui s’établit à deux tonnes de CO2 par personne et par an, doit permettre de limiter le réchauffement climatique à +1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle (vers 1850). Les 0,1% les plus riches avaient franchi ce seuil dès le 3 janvier. - Vert

· Pour la première fois depuis 25 ans, la Californie (États-Unis) est sortie de l’état de sécheresse, ont indiqué les autorités américaines jeudi. Plusieurs semaines de pluies torrentielles et de précipitations supérieures à la moyenne ont permis de remplir les réservoirs d’eau de l'État. Début 2025, les zones de Pacific Palisades et de Malibu avaient été ravagées par des incendies monstres renforcés par la sécheresse des sols. - Libération


«On joue un marathon, une course de fond» : en Haute-Garonne, ces irréductibles agriculteurs bloquent l’A64 depuis un mois
Sortie déroute. Une armée d'une trentaine de tracteurs multicolores est posée là, immobile, sur le bitume froid de l'autoroute pyrénéenne de l'A64. Au milieu, sous un pont routier d’où surgissent quelques klaxons de soutien, un imposant barnum blanc a été tendu par les agriculteur·ices du coin. Cela fait maintenant un mois jour pour jour que les «Ultras de l'A64», une association paysanne et apartisane, bloquent une portion d'autoroute au niveau de Carbonne (Haute-Garonne), malgré le froid et la lassitude. Revenu paysan digne, allégements administratifs, adaptation au changement climatique… Leurs revendications dessinent les cicatrices profondes du malaise agricole en France. Vert s'est rendu sur place.
👉 Cliquez ici pour lire la suite de ce reportage d'Esteban Grépinet sur ce blocage emblématique de la crise agricole.


Les produits made in France… sont-ils vraiment fabriqués en France ?
Agité du local. Les marques rivalisent d’inventivité pour mettre en avant l’origine française, réelle ou supposée, de leurs produits. Le «made in France» fait écho à des préoccupations sociales et environnementales : une marchandise importée en France génère en moyenne 58% d’émissions de CO2 de plus qu’un produit façonné sur le territoire, selon la Fédération indépendante du made in France. L’appellation «Fabriqué en France» peut être apposée lorsqu’un bien est entièrement conçu sur le territoire français ou lorsque tous les éléments qui le composent sont d’origine française. Le marquage peut également s’appliquer à des produits intégrant des composants importés. Mais la dernière «transformation substantielle» doit avoir lieu en France. Pour savoir si cette condition est respectée ou non, «un deuxième niveau de règles existe», explique Valérie Brochet, cheffe de la section Politique tarifaire à la douane française. Celles-ci varient en fonction du produit, et sont très exigeantes.
👉 Cliquez ici pour lire la suite de ce décryptage de Zoé Moreau, dans le cadre de notre série Label Vert.

Un projet de piste de ski en plastique abandonné, le Pérou reconnait des droits aux abeilles : les bonnes nouvelles de la semaine
L’abeille et la bête. Le Royaume-Uni interdit certaines publicités pour lutter contre l’obésité infantile, des perroquets néozélandais se reproduisent pour la première fois en quatre ans… et quatre autres bonnes nouvelles racontées par Gaëtan Gabriele.

+Rémy Calland, Gaëtan Gabriele, Samy Hage, Zoé Moreau et ont contribué à ce numéro.
