Dans l'actu

L’État attaqué pour son inaction contre l’effondrement de la biodiversité

  • Par

L’affaire éclose. Après avoir fait condamner l’État pour inaction climatique, Notre Affaire à tous lui intente un nouveau recours, cette fois-ci pour manquement à ses obligations de protéger la biodiversité.

« Puisque l’expertise scientifique et la mobilisation des citoyens ne suffisent pas à obtenir une politique responsable vis-à-vis du vivant, nous estimons que l’outil du droit est désormais nécessaire pour empêcher sa destruction », écrivent les cinq associations à l’origine de ce recours dans un communiqué paru hier, lundi. En septembre dernier, Notre Affaire à tous a initié, avec Pollinis, la première étape du processus avec le dépôt d’un recours gracieux adressé au gouvernement (Vert). Devant son mutisme, elles viennent d’engager la phase contentieuse, rejointes dans leur lutte par l’Association pour la protection des animaux sauvages et du patrimoine naturel (Aspas), l’Association nationale pour la protection des eaux et rivières (Anper-Tos) et Biodiversité sous nos pieds.

© Flickr / Chafer Machinery

Les ONG cherchent à faire reconnaître le préjudice écologique lié au déclin généralisé du vivant et réclament en particulier la réforme du processus actuel d’homologation des pesticides. « La procédure d’évaluation obsolète ne prend pas en compte les effets réels des pesticides sur la biodiversité » écrivent-elles. Les associations pointent l’échec successif des trois plans de réduction des pesticides (Écophyto), le maintien sur le marché du glyphosate, pourtant considéré comme cancérigène probable par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et des fongicides SDHI aux effets délétères. Les requérant·es pointent aussi du doigt les dérogations accordées aux néonicotinoïdes, ces pesticides qualifiés de « tueurs d’abeilles » en raison de leur dangerosité pour le vivant. Interdits en 2018, ils ont été à nouveau autorisés à la fin 2020 pour lutter contre la jaunisse provoquée par un puceron vert, dans les cultures de betteraves à sucre. Une dérogation prolongée cette année, bien que l’Anses leur ait trouvé 22 alternatives (Vert). 

Pour rappel, le procès mené au nom de l’Affaire du siècle depuis 2019 s’est soldé en octobre dernier par une injonction pour le gouvernement à « réparer les conséquences de sa carence en matière de lutte contre le changement climatique » d’ici à fin 2022 (Vert).

«La démocratie meurt dans les ténèbres»

Ce slogan du Washington Post résonne tristement, alors que ce monument de la presse étasunienne, propriété de Jeff Bezos, licencie 300 de ses 800 journalistes.

Motif : le journal perd de l’argent, 100 millions de dollars en 2024. Soit un 2400ème de la fortune de son propriétaire.

Un sabotage en règle de son propre journal pour l’empêcher d’être un contre-pouvoir à Donald Trump, à qui il a prêté allégeance.

Dans le même temps, sa célèbre société de vente de colis a déboursé 75 millions de dollars pour produire et diffuser un documentaire de propagande sur la First Lady Melania Trump.

Chaque achat sur sa plateforme, c’est de l’argent en plus pour Bezos, qui lui sert à aggraver la désinformation, s’acheter du pouvoir politique, précariser les travailleur·ses et aggraver la crise climatique.

Elle doit disparaître de nos vies, maintenant et pour toujours.

Il y a une autre urgence : soutenir la presse indépendante, qui n’appartient à personne d’autre qu'à vous et ne sera jamais aux mains de ces dangereux personnages.

✊ Ne restez pas dans votre coin à désespérer : rejoignez les milliers de membres du Club de Vert pour construire la relève médiatique ENSEMBLE.

Vous avez le pouvoir de rallumer la lumière.