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Négocié depuis vingt-cinq ans, le Mercosur pourrait être adopté très prochainement, et ça fait grincer des dents.

L’accord UE-Mercosur franchit une étape décisive à Bruxelles : «Pas la fin de l’histoire», prévient la France
Accord et à cris. Les Vingt-Sept se prononcent aujourd'hui sur le sort de l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et cinq États d’Amérique du Sud (Mercosur). Alors que la France n'est pas parvenue à constituer une minorité de blocage, le Parlement européen est le dernier rempart, espèrent les opposant·es.
En négociations depuis plus de 25 ans, le projet d’accord entre l'Union européenne (UE) et le Mercosur (une puissante zone de libre-échange constituée du Brésil, de l’Argentine, de l’Uruguay, du Paraguay et de la Bolivie) devrait franchir ce vendredi une étape décisive en vue de son entrée en vigueur des deux côtés de l’Atlantique.

Pour rappel, le volet commercial de cet accord vise à maximiser les échanges entre ces deux zones en supprimant l’essentiel des barrières douanières. Les agriculteur·ices européen·nes craignent que l’arrivée de denrées peu chères concurrence et déstabilise leur activité. Sans compter que des pesticides autorisés en Amérique du Sud mais proscrits en Europe pourraient se retrouver dans nos assiettes (notre article).
À Bruxelles, les ambassadeur·ices de chaque État membre (Coreper II) sont réuni·es depuis ce vendredi matin pour lancer la procédure de vote (écrite) sur ce projet d’accord dont l’issue ne fait plus mystère. Sauf coup de théâtre, la majorité qualifiée en faveur de l’accord devrait être atteinte (55% des États et 65% de la population européenne) malgré l’opposition officielle de la France, de l’Irlande et de la Pologne. L’Autriche et les Pays-Bas ont également exprimé des réserves importantes, sans confirmer qu’ils voteraient contre.
👉 Cliquez ici pour lire la suite de ce décryptage d’Anne-Claire Poirier.

· Ce vendredi matin, Cancer colère, les Soulèvements de la terre et la Confédération paysanne ont mené une opération escargot sur le périphérique parisien, vers la porte de Montreuil. «Les paysans et les malades du cancer ont les mêmes adversaires : les industriels de l’agriculture», explique la militante Fleur Breteau. À l’issue de l’opération, les porte-parole de la Confédération paysanne Thomas Gibert et Stéphane Galais ont été interpellés. - Vert

· Ce vendredi encore, des feux de brousse menacent des dizaines de villes du sud-est de l’Australie, selon les pompiers. Le mercure devrait dépasser 40°C par endroit, favorisant ces incendies. 28 000 hectares sont déjà partis en fumée et des dizaines de hameaux ont dû évacuer dans l’État de Victoria. Le climat australien s’est réchauffé en moyenne de 1,51°C depuis 1910, augmentant la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes. - Le Parisien (AFP)
· Lundi, l’Association brésilienne des principaux négociants de soja (dont fait partie le groupe français Louis-Dreyfus) a annoncé qu'elle quittait le moratoire sur le soja en Amazonie. Cet accord interdit l’achat de soja produit sur des terres amazoniennes déboisées après juillet 2008, pour réduire la déforestation. Ce départ fait suite à une nouvelle loi brésilienne qui supprime les avantages fiscaux pour les entreprises qui respectent le moratoire. - Reporterre


Adrien Schu, chercheur en relations internationales : Donald Trump est «en train d’isoler les États-Unis»
Dindon de la force. La politique étrangère agressive des États-Unis bouleverse de manière inédite depuis 1949 les relations avec les Occidentaux, selon le politiste Adrien Schu.
Comment analysez-vous l’attaque des États-Unis au Venezuela ?
Il y a deux manières d’analyser la chose. La première est de constater que c’est une intervention contraire au droit international. C’est la mise en pratique de la loi du plus fort. Une autre manière de voir les choses consiste à dire qu’il n’y a pas grand-chose de nouveau du point de vue des États-Unis et de leur rapport avec l’Amérique latine. Il suffit d’ouvrir un livre d’histoire pour constater que des interventions militaires américaines, sous prétexte d'opérations de police auprès de leurs voisins du Sud, il y en a eu un certain nombre.
👉 Cliquez ici pour lire la suite de cet entretien mené par Théo Mouraby.


Perroquets au bord de l'extinction, les kakapos se reproduisent pour la première fois depuis 2022
Père okay. C'est un véritable événement en Nouvelle-Zélande : les très rares kakapos (ou «perroquet de nuit», en maori) sont en train de se reproduire… pour la première fois en quatre ans. Annoncée ce mardi par l'agence gouvernementale en charge de la conservation, la nouvelle est un vrai soulagement pour les scientifiques chargé·es du suivi de cette espèce endémique en Nouvelle-Zélande (elle ne vit que là-bas). Elles et ils anticipent «la meilleure saison de reproduction depuis le début des enregistrements en 1977». Incapable de voler, ce gros perroquet verdâtre a subi de plein fouet la colonisation européenne et l'apparition de chiens, rats et autres prédateurs. Classée en danger critique d'extinction, l'espèce ne compte plus que 237 oiseaux, mais reprend des couleurs. Elle se reproduit tous les deux à quatre ans durant l'été austral (décembre à février), selon l'abondance de fruits de conifères dont se nourrit l'oiseau et le bon état de santé des femelles.


Dans son dernier roman «Aqua», Gaspard Koenig nous offre une plongée en eaux troubles sur fond de bataille municipale
Aqua bon ? Après la terre dans Humus, en 2023, Gaspard Koenig revient avec un deuxième volet pour continuer «son exploration romanesque» des quatre éléments. Les élections municipales approchent à Saint-Firmin, rapidement transformées en referendum sur la gestion de la ressource en eau dans le village. Aqua nous plonge dans le lit de la Maline, un petit cours d’eau normand, entre espoirs et désillusions.
👉 Cliquez ici pour lire la chronique de Rémy Calland.


+Rémy Calland, Lisa Drian, Esteban Grépinet, Théo Mouraby et ont contribué à ce numéro.