🇺🇸 Vous tenez entre vos mains une édition très spéciale : Vert passe à l’heure étasunienne. À l’occasion du premier anniversaire de l’investiture de Donald Trump, ce 20 janvier, on vous raconte la montée de la résistance aux États-Unis. Pour ne rien rater de l’actualité américaine, mais aussi de la désinformation climatique et de l’extrême droite, inscrivez-vous ici gratuitement à notre newsletter Chaleurs actuelles – qui fête aussi sa première année aujourd’hui !
Trump fête la première année de son mandat. Contre sa dérive autoritaire, les Américains sont déters.

Après un an de Trump à la Maison-Blanche, «la radicalisation du pouvoir crée une réaction de contre-attaque»
Plus dure sera la lutte. Assommée par le retour fracassant de Donald Trump au pouvoir il y a un an, la résistance prend de l’ampleur aux États-Unis ces derniers mois. Manifestations, recours juridiques, surveillance de la police… Vert fait le point sur la contre-offensive d’une partie de la société.
Le 20 janvier dernier, Donald Trump redevenait officiellement président des États-Unis. Un an plus tard, tous les spécialistes interrogé·es par Vert sont unanimes. Le Trump 2.0 est mieux préparé. Il va plus vite, plus fort que celui de 2016. En novembre dernier, soit en dix mois au pouvoir, son administration avait déjà intenté 350 actions contre l’environnement, le climat ou la santé humaine. C’était déjà trois fois plus que sur l’intégralité de sa première présidence(de 2016 à 2020). Et cette politique destructrice ne s’arrête pas à l’écologie.
«Trump multiplie les fronts. Il y a de nouvelles attaques tous les jours contre les personnes trans, les migrants, les universités, les femmes…», énumère Sébastien Roux, sociologue spécialiste des États-Unis et directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Après le coup de massue du début du mandat, des résistances multiples s’organisent. «Au début, ça produit un effet de déstabilisation et de sidération. Mais, à moyen terme, vous avez tous les résistants à gérer en même temps», explique le chercheur.

Parmi les symboles du retour de la résistance contre Donald Trump : les manifestations «No Kings», littéralement «Pas de roi». Le 14 juin dernier, entre quatre et six millions de personnes, selon les estimations, manifestent à travers le pays contre sa politique autoritaire. Le 18 octobre, un deuxième «No Kings Day» rassemble sept millions de personnes, selon les organisateurs. «C’est un phénomène assez rare aux États-Unis, rappelle Cécile Alduy, professeure de littérature à l’université de Stanford (Californie). La radicalisation du pouvoir trumpiste crée une réaction de contre-attaque, du point de vue législatif et de l’organisation des citoyens sur place.»
👉 Cliquez ici pour lire la suite de ce décryptage de Théo Mouraby et en savoir plus sur la résistance contre les attaques sur le climat et l’écologie.

· Les incendies qui touchent le Chili depuis samedi restent hors de contrôle, selon une déclaration des autorités locales lundi soir. Le dernier bilan fait état d’au moins 20 mort·es, plus de 50 000 personnes évacuées et 35 000 hectares brûlés, dans les régions de Nuble et du Biobio, au sud du pays. Les flammes sont attisées par de fortes températures (le Chili est en plein été austral) et des vents à plus de 70 km/h. - Le Monde (AFP)

· Alors que le Sénat examine cette semaine une proposition de loi visant à réautoriser l’exploitation d’hydrocarbures en outre-mer, une dizaine d’organisations environnementales adressent une lettre ouverte au premier ministre, Sébastien Lecornu. Elles lui demandent, ainsi qu’à l’ensemble des parlementaires, de rejeter le texte. La ministre de la transition écologique, Monique Barbut, menace de démissionner en cas de soutien du gouvernement. - Vert
· La NASA, en collaboration avec le Département américain de l'énergie (DOE), a annoncé le 13 janvier se lancer dans la construction d’un réacteur nucléaire sur la Lune. Celui-ci doit voir le jour d’ici 2030 et produira «une énergie électrique sûre, efficace et abondante» pour de futures missions lunaires et martiennes, a déclaré l’agence spatiale. Poussé par Donald Trump, cet «effort garantira que les États-Unis restent à la pointe de l'exploration et du commerce spatiaux», s’est-elle félicitée.


Alain Roy, écrivain : «Le Trump 2.0, c’est un Trump sur le mode vengeance»
Venge gardien. Auteur du livre Le cas Trump (2025, éditions Écosociété), Alain Roy observe une différence majeure entre les deux mandats du milliardaire à la tête des États-Unis : pour lui, la gestion erratique et improvisée de sa première présidence (2016 à 2020) a laissé la place à un second acte mieux préparé… et plus dangereux.
Qu’est-ce qui est différent entre le Donald Trump de 2016 et celui de 2026 ?
En 2016, il ne pensait pas prendre le pouvoir. Pour lui, c’était comme une opération marketing. Il était sûr qu’Hillary Clinton allait gagner. Il a été surpris et n’était pas préparé. Depuis, il y a eu les procédures de destitution, l’élection perdue contre Joe Biden [en 2020, NDLR]… Le Trump 2.0, c’est vraiment un Trump sur le mode vengeance et beaucoup mieux préparé.
👉 Venezuela, Groenland et outrances en tout genre… Cliquez ici pour lire cet entretien mené par Théo Mouraby.




«J’ai le plus beau métier du monde, je ne le conseille à personne», la sage-femme Anna Roy invitée de «C’était mieux après»
Entre terre et mère. Dans notre podcast, le rédacteur en chef de Vert, Loup Espargilière, reçoit Anna Roy, la reine du baby game. Sage-femme, chroniqueuse dans «Les Maternelles XXL» (France 5) et professeure à la faculté de médecine de Versailles (Yvelines), elle nous parle de bébés moches, de climatisation, de crossfit et d’accouchements.

+Rémy Calland, Margot Desmons, Loup Espargilière, Zoé Moreau, Anne-Claire Poirier, ont contribué à ce numéro.
