La quotidienne

Mine et râle

Chères toutes et chers tous,

🗞️ C'est l'article le plus lu de la semaine dernière sur vert.eco : «Tout le monde me disait de vendre mes terres» : aux États-Unis, ces paysans adaptent leurs cultures à des sols pollués aux PFAS. (Re)lisez-le en cliquant juste ici.


Pour protéger l’environnement, les manifestants défilent, de l’Auvergne à Milan.


«Ne faites pas du Cantal un gruyère !» : en Auvergne, des citoyens mobilisés pour protéger leur zone humide

Narse attaque. Dans le Cantal, la multinationale Imerys espère exploiter un gisement de diatomite au cœur d’une zone humide, la narse de Nouvialle. Pour riposter, un collectif de citoyen·nes fédère largement le territoire autour de la défense de cet écosystème précieux. Une marche se tenait ce samedi à Saint-Flour. Reportage.

Sur les rives de l’Ander, le popotin de «Nouvie15» se balance maladroitement aux rythmes de la batucada présente pour l’occasion. La mascotte déguisée des manifestants réunis ce samedi 7 février dans l’est du Cantal est un courlis cendré : reconnaissable à son long bec courbé, cette espèce d’oiseau menacée est emblématique de la narse de Nouvialle.

Les manifestants traversent l’Ander à Saint-Flour, rivière qui dépend directement des apports de la narse de Nouvialle. © Nolwenn Jaumouillé/Vert

Située à quelques kilomètres de là, cette zone humide de 400 hectares juchée à 1 000 mètres d’altitude, sur le plateau volcanique de Saint-Flour (Cantal), est aujourd’hui visée par les velléités de carrière du géant minier Imerys – connu notamment pour son projet de mine de lithium dans l’Allier (notre article).

À Nouvialle, il souhaite exploiter le gisement de diatomite que la narse abrite en son coeur : cette roche sédimentaire constituée par des dépôts de fossiles de diatomées – des algues microscopiques – est utilisée à des fins de filtration de produits agroalimentaires (bière, lait, jus de fruits…), des cosmétiques et, à petite échelle, du plasma sanguin. C’est pour s’opposer à ce futur projet qui devrait être déposé d’ici la fin 2026 et rappeler l’importance des zones humides – dont la journée mondiale était le 2 février – que s’est tenue à l’initiative du collectif pour la narse de Nouvialle cette «marche pour la narse».

👉 Cliquez ici pour lire la suite de ce reportage de Nolwenn Jaumouillé dans le Cantal.

· Dimanche, les autorités marocaines de Tétouan ont annoncé la mort de quatre personnes après des crues exceptionnelles provoquées par la tempête Marta. Depuis plus d’une semaine, de fortes précipitations s’abattent sur le nord-ouest du pays et plus de 150 000 habitant·es ont dû être évacué·es. Également frappés par ces intempéries, le Portugal et l’Espagne craignent de nouvelles inondations et glissements de terrains dans la foulée de ceux provoqués par la tempête Leonardo. - France 24

· Samedi, 4 500 personnes se sont rassemblées dans plus d’une trentaine de villes de France pour protester contre une nouvelle proposition de loi du sénateur Laurent Duplomb qui veut réintroduire des pesticides interdits, ont informé les organisateur·ices à Vert. À l’appel de 80 organisations, les manifestant·es dénoncent cette tentative de réautoriser l’acétamipride et le flupyradiflurone, surnommés «tueurs d'abeilles», alors qu’une pétition citoyenne contre la mesure a réuni plus de deux millions de signatures l’été dernier.

Manifestation contre la proposition de loi Duplomb, à Lille. © G roupes locaux des Ami·es de la Confédération paysannes, Cancer Colère, Générations futures et le collectif non aux OGM.

· Vendredi, le maire de New-York Zohran Mamdani a signé un nouveau décret exigeant que l’ICE, la police de l’immigration américaine, obtienne un mandat judiciaire avant d’entrer dans n’importe quelle propriété de la ville. Cette décision vise à endiguer la vague d’arrestations débutée fin 2025 par la très controversée agence américaine, marquée par les meurtres de Renee Nicole Good et d’Alex Pretti à Minneapolis. - BFM TV

«Ces Jeux sont un scandale écologique» : à Milan, des milliers d’Italiens dans les rues contre les JO d’hiver 2026 et Giorgia Meloni

Luge des classes. Vendredi, des milliers de manifestant·es sont venu·es jouer les trouble-fêtes devant le stade de San Siro de Milan (Italie) à l’occasion de la cérémonie de lancement des Jeux olympiques d’hiver 2026. Au rythme de musiques populaires italiennes et de pétards, ils ont dénoncé des Jeux écologiquement insoutenables ainsi que le manque d’attention porté par la cheffe du gouvernement d’extrême droite Giorgia Meloni aux difficultés réelles du pays. Le lendemain, dix mille personnes se sont réunies à Porta Romana, le quartier milanais qui accueille le village olympique et paralympique. Ils et elles dénoncent les «milliards d’euros dépensés pour l’organisation des JO 2026, la construction d’infrastructures inutiles et une biodiversité saccagée».

👉 Cliquez ici pour lire le reportage de Clément Gousseau et comprendre les raisons de l’opposition aux Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina.

Des manifestant·es dansent lors de la manifestation contre les JO d’hiver de Milan-Cortina, dans le quartier de la Porta Romana, à Milan, le 7 février 2026. © Clément Gousseau/Vert

Après avoir frôlé l’extinction, un petit escargot des Bermudes sauvé par des scientifiques

Où laitue ? Une espèce de petit escargot terrestre originaire des Bermudes a été sauvée après avoir frôlé l’extinction, grâce à des années de travail de conservation, a annoncé samedi le zoo de Chester, dans le nord-ouest de l’Angleterre. Il s’agit du Poecilozonites bermudensis, un gastéropode d’environ deux centimètres dont on avait perdu la trace pendant plusieurs années, avant sa redécouverte en 2014 parmi des détritus dans une ruelle d’Hamilton, la capitale des Bermudes. Quelques individus ont alors été envoyés au zoo de Chester, où des expert·es ont passé des années à développer leur population. En 2019, des milliers de ces escargots ont ensuite été réintroduits en 2019 dans leur archipel d’origine – territoire britannique dans l’Atlantique nord – où ils se reproduisent avec succès et se déplacent désormais librement. - Le Monde (AFP)

Cet escargot des Bermudes fait la taille d’un bouton. ©  Chester Zoo

«La seule chose plus forte que la haine, c’est l’amour» : le discours d’espoir du chanteur Bad Bunny à la mi-temps du Super Bowl

Bowl d’air. Dimanche, lors du concert de la mi-temps du Super Bowl, le chanteur portoricain Bad Bunny a fait exactement ce que Donald Trump redoutait : un show de 15 minutes entièrement en espagnol pour rendre hommage à la culture latino et l’immigration, face aux attaques répétées de l’ICE, la police de l’immigration. Le président américain a aussitôt répliqué, qualifiant la prestation «d’affront à la grandeur de l’Amérique». En voilà un extrait.

© Vert

+ Rémy Calland, Gaëtan Gabriele, Clément Gousseau, Esteban Grépinet, Nolwenn Jaumouillé et Mathilde Picard ont contribué à ce numéro.