Edito

Pascal Praud, date de péremption 2024

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Pauvre Pascal Praud. Ça doit être dur de ne jamais rien comprendre à rien.

Aujourd’hui, Pascal, il voit que tout le monde parle de climat et d’écologie, mais lui, il se rend bien compte qu’il est un peu largué. Et ça l’énerve !

Par quelle sorcellerie pourrait-il faire froid à un endroit, et en même temps plus chaud ailleurs ? Ça dépasse son entendement ! Alors, il accuse les écologistes de «confondre allègrement météo et climat». C’est celui qui dit qui est, quoi. Nananère.

Et puis Pascal, quand il ne comprend pas quelque chose, il crie très fort dans la télévision de son ami Vincent. Ou alors, il gribouille très fort dans le journal de son ami Vincent.

Des choses comme «La France n’est pas responsable du réchauffement climatique». Pourtant, il devrait être fier, lui qui aime tant son pays : à travers l’Histoire, la France a émis plus de CO2 que 95% des pays du globe. Cocorico !

© Le Journal du Dimanche

Ou des choses comme «Par je ne sais quel miracle, les trous dans la couche d’ozone n’existent plus». Il faut l’excuser, il ne sait pas que c’est parce que 197 pays se sont mis d’accord à la fin des années 80 pour interdire certains gaz toxiques pour la couche d’ozone. Mettez-vous à sa place : vous aussi, vous seriez en colère si vous ne compreniez jamais rien à rien comme ça !

Pascal, il sent bien que tout le monde le juge un peu. Alors, il pointe tout le monde du doigt. Il dit des choses un peu folles, qui dépassent sûrement sa pensée. Genre : les agriculteurs «vont mourir» et c’est à cause de la «dinguerie» des écolos. Les mêmes écolos qui représentent 4% des députés français et zéro ministre, absolument !

Pascal, quand il est colère, il met tout le monde dans le même grand sac vert pour taper dessus : Jean-Marc JancoviciCamille EtienneMarine TondelierAnne Hidalgo, les scientifiques, les communistes, la Commission européenne, et même ceux qui «veulent préserver les dauphins».

Je sais ce que vous allez me dire. «Ça fait des décennies qu’on sait tout ça, la flemme de tout répéter à chaque fois»… Mais s’il vous plaît, je vous en conjure : prenez le temps d’expliquer gentiment à Pascal Praud ce que tout le monde sait déjà.

«La démocratie meurt dans les ténèbres»

Ce slogan du Washington Post résonne tristement, alors que ce monument de la presse étasunienne, propriété de Jeff Bezos, licencie 300 de ses 800 journalistes.

Motif : le journal perd de l’argent, 100 millions de dollars en 2024. Soit un 2400ème de la fortune de son propriétaire.

Un sabotage en règle de son propre journal pour l’empêcher d’être un contre-pouvoir à Donald Trump, à qui il a prêté allégeance.

Dans le même temps, sa célèbre société de vente de colis a déboursé 75 millions de dollars pour produire et diffuser un documentaire de propagande sur la First Lady Melania Trump.

Chaque achat sur sa plateforme, c’est de l’argent en plus pour Bezos, qui lui sert à aggraver la désinformation, s’acheter du pouvoir politique, précariser les travailleur·ses et aggraver la crise climatique.

Elle doit disparaître de nos vies, maintenant et pour toujours.

Il y a une autre urgence : soutenir la presse indépendante, qui n’appartient à personne d’autre qu'à vous et ne sera jamais aux mains de ces dangereux personnages.

✊ Ne restez pas dans votre coin à désespérer : rejoignez les milliers de membres du Club de Vert pour construire la relève médiatique ENSEMBLE.

Vous avez le pouvoir de rallumer la lumière.