Municipales 2026 : «Source commune», un site pour tout savoir sur l’eau, les pesticides et le bio dans votre commune

Commune aimant.
Qualité de l’eau du robinet, pesticides épandus, part de bio à la cantine… L’association Générations futures lance «Source commune», un outil qui rassemble des données publiques environnementales, commune par commune, à l’approche des élections municipales.

Quel est le pourcentage de bio à la cantine de mes enfants ? Y a-t-il des polluants dans l’eau du robinet ? Quels pesticides sont épandus près de chez moi ? Désormais, ces questions trouvent leurs réponses en un seul et même endroit : le site sourcecommune.fr. Développé par l’association de protection de l’environnement Générations futures pendant près de six mois, cet outil a été mis à disposition des citoyen·nes jeudi 15 janvier, à deux mois des élections municipales de mars 2026.

La plateforme Source commune vient d’être lancée. © Générations futures

L’objectif du projet est clair : apporter «des réponses à des questions que se posent certains électeurs qui s’intéressent aux enjeux écologiques», détaille Andy Battentier, concepteur de l’outil. Pour y parvenir, Générations futures a conçu cet agrégateur de plusieurs bases de données publiques pré-existantes. Le site regroupe ainsi les données de la base Naïades, qui renseigne sur la qualité des eaux de surface, ou encore Ma cantine, le site gouvernemental issu de la loi Egalim, qui recense les efforts des restaurants collectifs en matière d’alimentation durable.

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Pour chacune des communes de France, il est ainsi possible de savoir quelles cultures biologiques sont implantées, quelle part de bio mangent les enfants à la cantine – avec la possibilité de comparer ce chiffre à celui des localités voisines –, quelle quantité de pesticides est utilisée aux alentours, et lesquels.

Le site renseigne sur la quantité de pesticides déversée dans chaque commune. © Flickr

Les citoyen·nes qui s’interrogent sur la qualité de l’eau ne sont pas en reste. Le site compile les données publiques issues des stations de prélèvement réparties sur les lacs, rivières et ruisseaux du territoire. Il renseigne également sur la qualité de l’eau du robinet dans chaque commune, en indiquant, substance par substance, les éventuels dépassements des limites réglementaires.

Des affiches personnalisées

«L’enjeu, c’était de tout rassembler au même endroit», explique Andy Battentier. Car si les données utilisées sont déjà publiques, «leur mise en forme les rend difficilement accessibles pour les personnes concernées». Ce nouvel outil se veut donc une aide pour celles et ceux «qui voudraient se renseigner mais n’ont ni le temps ni l’expertise nécessaire».

Vert a testé Source commune pour la commune de Villy, dans les Ardennes. Ce village proche de la frontière belge a connu des restrictions d’eau à l’été, après la découverte de concentrations élevées de «polluants éternels» – les PFAS – dans l’eau potable (notre article). La base de données confirme qu’en 2025, «les analyses d’eau potable des réseaux desservant la commune ont relevé des mesures non conformes aux seuils de qualité réglementaires». Pour les seuls PFAS, 13 prélèvements sur 13 cette année dépassaient la limite de conformité, fixée à 100 nanogrammes par litre (ng/l). La concentration maximale relevée a atteint 2 729 nanogrammes par litre, soit 27 fois la limite autorisée.

Au-delà de l’information, Source commune permet également de générer et de télécharger des documents de campagne personnalisés à partir des données de sa propre commune, afin de «parler et faire parler des sujets environnementaux» en cette période de campagne électorale. L’outil sera «mis à jour régulièrement», promet Générations futures. À terme, il doit favoriser «l’interpellation et le dialogue avec les élus», explique Nadine Lauverjat, déléguée générale de l’association, et encourager «le partage de bonnes pratiques entre les communes modèles et celles qui souhaitent progresser».

Combien d’années d’inaction politique ? Combien de victimes ?

Après les scandales de l’amiante, du plomb, ou du chlordécone, l’histoire semble se répéter aujourd’hui avec les PFAS, le cadmium, les pesticides toxiques, les perturbateurs endocriniens et tant d’autres nouvelles substances.

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