Dans l'actu

Des activistes pour le climat chahutent Emmanuel Macron à Strasbourg

  • Par

Le climat se tend. Le discours prononcé mercredi à Strasbourg par Emmanuel Macron, à l’occasion de la présidence française du Conseil de l’Union européenne, a marqué son entrée dans la campagne tout comme celle de certain·es de ses adversaires.

Avant son arrivée au Parlement européen d’où il s’est exprimé, des activistes d’ANV-COP 21 ont refait prendre l’air à certains des portraits présidentiels chipés dans plusieurs mairies françaises en 2019. Une vaste campagne baptisée « décrochons Macron », qui vaut à l’organisation des dizaines de procès à travers le pays.

Mercredi matin, devant le Parlement européen à Strasbourg. © Basile Mesré-Barjon

Ce mercredi matin, les militant·es ont trempé les photographies dans des barils de faux pétrole, afin de tancer l’inaction du président en matière de climat : « En ce jour symbolique, nous montrons à l’Europe entière le vrai visage d’Emmanuel Macron, a expliqué Zoé Mary, porte-parole d’ANV-COP 21. Ses cinq années de présidence ont été un grand gâchis pour la lutte contre le dérèglement climatique. Le gouvernement a méprisé les alertes des scientifiques, de la jeunesse, de la justice et a accumulé les sabotages ». A Lyon, Besançon, ou Nantes, une douzaine d’actions similaires étaient menées ailleurs en France au même moment.

Alors que se lance la campagne pour la présidentielle, ANV-COP21 rappelle les alertes répétées issues du Haut-Conseil pour le climat – institution mise sur pied par Emmanuel Macron – et de nombreuses autres institutions sur l’inaction de l’exécutif en la matière. Une « carence fautive » condamnée par la justice dans le cadre de l’Affaire du siècle. Les juges du tribunal administratif ont donné à l’État jusqu’à la fin de l’année 2022 pour rattraper les 15 millions de tonnes de CO2 émises en trop entre 2015 et 2018 par rapport aux objectifs nationaux (Vert). Au motif de colère : le détricotage systématique des propositions de la Convention citoyenne dans la loi « climat et résilience », votée au printemps (Vert). Également nommée par le président Français, la Convention avait pour mission de trouver comment réduire de 40% les émissions nationales d’ici 2030 et ce, « dans un esprit de justice sociale ».

Après avoir copieusement repeint les portraits présidentiels, une poignée d’activistes a perturbé l’arrivée d’Emmanuel Macron dans l’édifice. Pendant que ce dernier prenait la pose en compagnie de Roberta Metsola, la nouvelle présidente du Parlement, des militant·es ont envahi l’espace sonore en scandant « Climat, Macron coupable ! » pendant de longues secondes. La scène – et l’agacement du président n’ont pas échappé aux caméras de télévision.

https://youtu.be/GUrw35S_A5w

«La démocratie meurt dans les ténèbres»

Ce slogan du Washington Post résonne tristement, alors que ce monument de la presse étasunienne, propriété de Jeff Bezos, licencie 300 de ses 800 journalistes.

Motif : le journal perd de l’argent, 100 millions de dollars en 2024. Soit un 2400ème de la fortune de son propriétaire.

Un sabotage en règle de son propre journal pour l’empêcher d’être un contre-pouvoir à Donald Trump, à qui il a prêté allégeance.

Dans le même temps, sa célèbre société de vente de colis a déboursé 75 millions de dollars pour produire et diffuser un documentaire de propagande sur la First Lady Melania Trump.

Chaque achat sur sa plateforme, c’est de l’argent en plus pour Bezos, qui lui sert à aggraver la désinformation, s’acheter du pouvoir politique, précariser les travailleur·ses et aggraver la crise climatique.

Elle doit disparaître de nos vies, maintenant et pour toujours.

Il y a une autre urgence : soutenir la presse indépendante, qui n’appartient à personne d’autre qu'à vous et ne sera jamais aux mains de ces dangereux personnages.

✊ Ne restez pas dans votre coin à désespérer : rejoignez les milliers de membres du Club de Vert pour construire la relève médiatique ENSEMBLE.

Vous avez le pouvoir de rallumer la lumière.