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Crise agricole : la droite menace un texte clé sur la biodiversité au Parlement européen

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Eurodépités. Les parlementaires européen·nes doivent voter l’accord final sur la loi sur la restauration de la nature ce mardi. Mais les élu·es de droite ont décidé de saborder le texte.

C’est un des textes phares du Pacte vert européen – le paquet législatif qui vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre de l’Union européenne (UE) de 55% en 2030, par rapport à 1990. La loi sur la restauration de la nature, qui entend remettre en état 20% des écosystèmes (marins et terrestres) dégradés d’ici à 2030 – et la totalité dès 2050, doit être entérinée ce mardi au Parlement européen.

Elle avait fait l’objet d’un premier vote des eurodéputé·es en juillet (notre article), puis d’un accord entre les États membres et le Parlement en novembre, où ses ambitions avaient été fortement affaiblies par la droite et l’extrême droite. Ce vote final est habituellement une formalité, mais les conservateur·ices du Parti populaire européen (PPE, la formation majoritaire) viennent de décider de voter contre.

Siegfried Mureșan, vice-président du groupe PPE au Parlement européen. © European Union 2023 (CC-BY-4.0) – Source: EP

«Nous ne voulons pas de nouvelles formes de bureaucratie et d’obligations pour les agriculteurs. Laissons les agriculteurs cultiver leurs terres», a déclaré l’eurodéputé roumain Siegfried Mureșan, vice-président du groupe PPE, lundi.

Une décision «irresponsable», a fustigé la députée verte allemande Jutta Paulus. «Il va falloir tenir bon !», a alerté Marie Toussaint, tête de liste des Écologistes aux élections européennes de juin prochain. Le texte devrait finalement passer avec une courte majorité grâce au soutien de la gauche et des libéraux du groupe Renew (qui compte les élu·es Renaissance). Il pourrait aussi compter sur les votes divisés des membres du PPE qui ne suivraient pas toutes et tous la consigne de leur groupe, rapporte Ouest-France. Le Pacte vert avait été initié par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, elle-même issue du PPE. Il a été largement affaibli au cours des derniers mois (notre décryptage).

«La démocratie meurt dans les ténèbres»

Ce slogan du Washington Post résonne tristement, alors que ce monument de la presse étasunienne, propriété de Jeff Bezos, licencie 300 de ses 800 journalistes.

Motif : le journal perd de l’argent, 100 millions de dollars en 2024. Soit un 2400ème de la fortune de son propriétaire.

Un sabotage en règle de son propre journal pour l’empêcher d’être un contre-pouvoir à Donald Trump, à qui il a prêté allégeance.

Dans le même temps, sa célèbre société de vente de colis a déboursé 75 millions de dollars pour produire et diffuser un documentaire de propagande sur la First Lady Melania Trump.

Chaque achat sur sa plateforme, c’est de l’argent en plus pour Bezos, qui lui sert à aggraver la désinformation, s’acheter du pouvoir politique, précariser les travailleur·ses et aggraver la crise climatique.

Elle doit disparaître de nos vies, maintenant et pour toujours.

Il y a une autre urgence : soutenir la presse indépendante, qui n’appartient à personne d’autre qu'à vous et ne sera jamais aux mains de ces dangereux personnages.

✊ Ne restez pas dans votre coin à désespérer : rejoignez les milliers de membres du Club de Vert pour construire la relève médiatique ENSEMBLE.

Vous avez le pouvoir de rallumer la lumière.