Climat : les 12 mauvaises excuses pour ne rien faire

Ça commence à se voir.
Une équipe de spécialistes du climat a décortiqué les grandes familles d'arguments employés pour ne pas lutter sérieusement contre le bouleversement du climat.

« C’est vrai que le climat se réchauffe, mais »… Ces dernières années, le bon vieux climatoscepticisme qui avait cours jusqu’aux années 2010 a laissé la place à un phénomène plus pernicieux. Désormais, décideurs politiques, industriels et citoyens ont adopté d’autres astuces pour ne rien changer sur le fond. Dans un article publié dans la revue Global Sustainability, une équipe pluridisciplinaire faite de climatologues, psychologues ou sociologues s’est attelée à décortiquer les discours de l’inaction climatique.

Il ressort de leur analyse 12 arguments, rassemblés au sein de 4 grandes familles : la redirection de la responsabilité vers d’autres ; le plaidoyer pour des solutions au rabais ; l’accent mis sur les mauvais côtés de la transition ; la reddition pure et simple. Voici le tableau qui illustre leur typologie, traduit par nos soins :

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La typologie des arguments employés par les tenants de l’inaction, traduite par Vert. Cliquez sur l’image pour l’afficher en grand.

Pour aller plus loin, le site Bon pote a créé un jeu de cartes comprenant une série de contre-arguments pour chacune de ces mauvaises excuses.

Combien d’années d’inaction politique ? Combien de victimes ?

Après les scandales de l’amiante, du plomb, ou du chlordécone, l’histoire semble se répéter aujourd’hui avec les PFAS, le cadmium, les pesticides toxiques, les perturbateurs endocriniens et tant d’autres nouvelles substances.

Alors que les alertes des scientifiques sont à nouveau ignorées, que les intérêts des industriels sont toujours mieux protégés que notre santé, et que les citoyen·nes, mal informé·es, risquent de faire des choix nocifs pour leur santé et celle de l’environnement, le journalisme a un rôle inédit à jouer. Vous avez le droit d’être bien informé·es pour rester en bonne santé.

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