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Plus de nature, moins de béton : près de Lyon, on a des solutions.

Arbres de pluie, dalles alvéolaires, puits d’infiltration : perméable, la ville du futur s’invente à Villeurbanne
Pluie de science. Dans la métropole lyonnaise, la pluie bouscule l’urbanisme. À Villeurbanne, un nouveau showroom présente des solutions pour mieux gérer cette ressource. L’objectif est de former les professionnel·les à la «ville perméable», une solution d’adaptation au changement climatique et face à l’érosion de la biodiversité.
En cette matinée de mars, Hervé Caltran, directeur du projet «ville perméable» mené par la métropole lyonnaise, inspecte l’aboutissement de son travail. Il s’agit d’un nouveau site de 1 700 mètres carrés à Villeurbanne, un «démonstrateur» des ouvrages de gestion des eaux de pluie, afin de les reconsidérer comme une ressource. Le but : permettre aux professionnel·les de l’aménagement (paysagistes, urbanistes, architectes) et aux étudiant·es de comprendre ce qu’est une ville perméable et comment la mettre en œuvre partout sur le territoire. Vert a pu visiter les lieux, quelques jours avant la fin des travaux.

La ville perméable, ou ville éponge, est une nouvelle manière de construire ou d’adapter l’existant, après des décennies de minéralisation et d’artificialisation des sols en milieu urbain. «Lorsqu’il pleut beaucoup sur ces surfaces minérales, imperméables, l’eau ruisselle et entraîne des inondations ou sature les réseaux d’assainissement», retrace Hervé Caltran.
Les premières solutions, dites «grises», sont plus «techniques» qu’écologiques, présente ce passionné d’hydrologie. Il peut s’agir de revêtements poreux, qui laissent passer l’eau afin d’éviter le ruissellement. Le démonstrateur vante l’intérêt des solutions douces ou végétalisées, dites «fondées sur la nature» (SFN). Exemple avec les noues, des fossés peu profonds et larges utilisés en bord de voirie ou au pied d’immeubles, où les petites pluies vont s’infiltrer.
👉 Cliquez ici pour lire la suite de cet article de Lucas Martin-Brodzicki et découvrir d’autres solutions pour rendre les villes plus perméables.

· Mercredi, une étude scientifique parue dans Nature Health a établi pour la première fois un lien «solide entre le risque d'exposition aux pesticides dans l'environnement et l'incidence du cancer» (l’étude). Conduite au Pérou sur 31 substances différentes, elle est le fruit d’une collaboration de six ans entre chercheur·ses péruvien·nes et français·es. Ses résultats pointent «l’effet cocktail» nocif des pesticides quand ils sont mélangés. - Vert
· Mercredi encore, les associations One Voice, la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) et la Fédération nationale des chasseurs ont annoncé que le gouvernement souhaitait inscrire le lagopède alpin et le grand tétras dans la liste des espèces protégées. Menacés, ces deux oiseaux de montagne ne pourront donc bientôt plus être chassés. Alors que One Voice et la LPO se félicitent d’«une excellente nouvelle», la fédération de chasse accuse la ministre de la transition écologique «d’écologie punitive». - Libération (AFP)

· Mardi, d’après la cellule investigation de Radio France, une dizaine d’exploitations agricoles de Charente-Maritime ont fait l’objet de perquisitions : elles sont soupçonnées de recourir à des pesticides interdits. Le parquet de La Rochelle avait ouvert une enquête à la suite des plaintes de deux associations environnementales, après la mise en évidence de traces d’acétamipride – un pesticide tueur d’abeilles – dans les cheveux et l’urine de 72 mineur·es. - France info


Crise de l’énergie : comment les renouvelables permettent à l’Espagne de ne pas subir la flambée des prix du gaz
Solaire de rien. À l’heure de la guerre au Moyen-Orient et de la flambée des prix du gaz, le développement des renouvelables en Espagne évite un alourdissement des factures pour les entreprises comme pour les particulier·es. C’est le produit d’une politique volontariste des gouvernements de gauche, menée par le socialiste Pedro Sánchez depuis son arrivée au pouvoir en 2018. La réussite majeure ? Le boom du photovoltaïque. En 2019, l’ensemble des panneaux solaires du pays cumulait une puissance de 7,8 gigawatts (GW). En 2025, ces capacités de production ont bondi à un peu plus de 41 GW. «Si on regarde le coût, plusieurs études montrent que l’électricité solaire est la moins chère», précise Xavier Cugat, directeur des opérations d’ESR Energy Solutions, expert reconnu des renouvelables.
👉 Cliquez ici pour lire la suite de ce décryptage d’Alban Elkaïm.




Pourquoi les Français sont plus contaminés par le cadmium que leurs voisins
Métal ta science. Les Français·es sont trois fois plus contaminé·es par le cadmium, un métal toxique présent dans l’alimentation, que leurs voisin·es. Pour comprendre pourquoi, notre journaliste Moncef Arbadji a interrogé le député (Les Écologistes) et agriculteur Benoît Biteau. Avec sa collègue Clémentine Autain, il porte une proposition de loi «visant à protéger l’alimentation des Français et des Françaises des contaminations au cadmium».

+ ont contribué à ce numéro.

