Chronique

«Rembrandt», avec Camille Cottin et Romain Duris, un film puissant sur le risque nucléaire dans un monde au climat imprévisible

Atome ou à raison. Dans «Rembrandt», qui sort en salles ce mercredi, Camille Cottin et Romain Duris forment à l’écran un couple d’ingénieur·es du nucléaire à l’épreuve du doute. Un long-métrage captivant, qui invite à réfléchir aux décisions que nous prenons aujourd’hui pour les générations à venir.
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Bienvenue dans un monde où l’on se donne du «Flam 3» – le petit nom du réacteur nucléaire de Flamanville (Manche) – comme d’autres échangent sur le match de foot de la veille ou sur le dernier télécrochet en vogue. Dans Rembrandt, Camille Cottin (Claire) et Romain Duris (Yves) forment un couple d’ingénieur·es du nucléaire. Leur expertise est reconnue dans le monde entier et comme elle et il sont tombé·es dans la marmite du nucléaire depuis fort longtemps, rien ne laisse augurer un changement d’atomes crochus.

Rien, sauf des tableaux de Rembrandt. Trois œuvres comme une rencontre mystique pour Claire, qui ressort bouleversée de sa visite à la National Gallery. L’ombre de l’artiste néerlandais s’invite en toile de fond dans le couple, dans une sorte de triangle amoureux explosif. Le quatrième long métrage de Pierre Schoeller, dans lequel on retrouve également le climatologue Davide Faranda dans son propre rôle, plonge dans les méandres de la sûreté nucléaire dans un monde qui se dérègle.

Comment anticiper les risques climatiques dans 50 ans ? Comment s’assurer que les décisions d’aujourd’hui ne mettent pas en danger les générations futures ? Bien au-delà du débat entre pros et antis-nucléaire, le film pose la question du principe de précaution face à un danger insondable. Portée par l’interprétation d’une Camille Cottin sombre et puissante, Claire se mue alors en lanceuse d’alertes, prête à tout pour faire éclore sa vérité. Une leçon d’humilité.

«Rembrandt» de Pierre Schoeller, avec Camille Cottin et Romain Duris, en salles ce mercredi 24 septembre.

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