La fonte des glaces atteint des niveaux inédits

C'est chaud.
La fonte des glaces s'est accélérée partout dans le monde, en ligne avec les « pires scénarios » du GIEC.

L’observation satellite menée entre 1994 et 2017 par les universités de Leeds, Edimbourg et l’University College de Londres a révélé un triste record, tout juste publié dans la revue scientifique Cryosphere. En 23 ans, la fonte des glaciers et banquises s’est accélérée de 57%, passant de 800 milliards de tonnes annuelles dans les années 1990 à 1 300 milliards de tonnes en 2017. Le phénomène, lié à la hausse des températures atmosphériques et océaniques, affecte particulièrement les calottes glaciaires de l’Arctique (7 600 milliards de tonnes) et de l’Antarctique (6 500 milliards de tonnes). Les glaciers de montagne ont également fondu de 6 100 milliards de tonnes.

Un bloc de glace se décroche du Margerie glacier en Alaska 
© Flickr / Kimberly Vardeman.

Concrètement, 28 000 milliards de tonnes de glace, soit l’équivalent d’une couche de 100 mètres d’épaisseur recouvrant tout le Royaume-Uni, se sont transformées en eau, illustrent les auteurs de l’étude. Ces fontes ont indirectement contribué à une hausse du niveau des océans de 35 millimètres. Or, « chaque centimètre de hausse du niveau de la mer menace de déplacement environ un million de personnes », indiquent les auteurs. Ce phénomène aura « des impacts très graves sur les communautés côtières durant ce siècle ».

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L’étude précise également que la fonte des glaciers terrestres menace les régions riveraines d’inondations et, à plus long terme, de manque d’eau puisqu’ils constituent une importante ressource d’eau douce.

Combien d’années d’inaction politique ? Combien de victimes ?

Après les scandales de l’amiante, du plomb, ou du chlordécone, l’histoire semble se répéter aujourd’hui avec les PFAS, le cadmium, les pesticides toxiques, les perturbateurs endocriniens et tant d’autres nouvelles substances.

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