Chronique

Guillaume Meurice et Sandrine Deloffre fomentent «une révolte sans précédent» des animaux dans une bédé drolatique

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De bons poils. Dans Une révolte sans précédent, l’autrice et illustratrice Sandrine Deloffre s’allie à l’humoriste Guillaume Meurice pour croquer les aventures d’une bande d’animaux rigolos et attachants qui veulent dire «stop» à l’appétit insatiable des humains pour la destruction.

Ils en ont plein le dos. Depuis des millénaires, les humains les exploitent, les massacrent, les humilient. Alors, quand ils apprennent qu’un parc d’attraction veut transformer leur forêt en parking, des animaux créent le Comité d’action radicale pour la libération animale, alias «La meute».

© Dargaud

Sylviane le blaireau, Jean-Louis le renard, Muriel la taupe, Michel le bonobo ou encore Catherine la licorne forment une bande haute en couleurs et en bonnes idées, bien décidée à sonner la fin de la récré. Danses sur TikTok, slogans peinturlurés sur les murs «jeux d’humains, jeux de vilains», virée avec des castors pour bloquer les routes : tous les moyens sont bons pour s’insurger.

Faut-il user de la violence ? Qui est la taupe infiltrée parmi eux (pas Muriel mais la vraie) ? La cinquantaine de pages met en scène les tensions de notre société sur l’exploitation animale et les luttes écologiques, à travers des dialogues désopilants. À lire absolument.

La révolte sans précédent, Guillaume Meurice, Sandrine Deloffre, Dargaud, octobre 2024, 13,5€, 48p.

«La démocratie meurt dans les ténèbres»

Ce slogan du Washington Post résonne tristement, alors que ce monument de la presse étasunienne, propriété de Jeff Bezos, licencie 300 de ses 800 journalistes.

Motif : le journal perd de l’argent, 100 millions de dollars en 2024. Soit un 2400ème de la fortune de son propriétaire.

Un sabotage en règle de son propre journal pour l’empêcher d’être un contre-pouvoir à Donald Trump, à qui il a prêté allégeance.

Dans le même temps, sa célèbre société de vente de colis a déboursé 75 millions de dollars pour produire et diffuser un documentaire de propagande sur la First Lady Melania Trump.

Chaque achat sur sa plateforme, c’est de l’argent en plus pour Bezos, qui lui sert à aggraver la désinformation, s’acheter du pouvoir politique, précariser les travailleur·ses et aggraver la crise climatique.

Elle doit disparaître de nos vies, maintenant et pour toujours.

Il y a une autre urgence : soutenir la presse indépendante, qui n’appartient à personne d’autre qu'à vous et ne sera jamais aux mains de ces dangereux personnages.

✊ Ne restez pas dans votre coin à désespérer : rejoignez les milliers de membres du Club de Vert pour construire la relève médiatique ENSEMBLE.

Vous avez le pouvoir de rallumer la lumière.