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En mai, on lève le pied sur la tondeuse !

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Baisse d’un tond. Lancée au Royaume-Uni, la campagne #NoMowMay (ou «mai sans tondeuse») appelle à laisser pousser son gazon à l’arrivée du printemps. Biodiversité, climat et gain de temps, cette action simple présente de nombreux avantages.

«Nous encourageons tout le monde à libérer les pelouses comme jamais auparavant». En Angleterre, l’association Plantlife appelle à une petite révolution des jardins avec son événement #NoMowMay. Au pays du gazon toujours à ras, des milliers de particuliers laissent depuis plusieurs années leur tondeuse au garage et observent ce qu’il se passe dans leur jardin. Cette campagne de science participative confirme que s’abstenir de couper sa pelouse en mai a de nombreuses vertus.

Un geste pour la biodiversité mais aussi pour le climat

Si, pour les humains, la pelouse est avant tout ornementale, elle constitue un garde manger et un abri pour de nombreuses espèces. En mai, alors que le vivant s’active à la sortie de l’hiver, ne pas tondre la pelouse aide d’abord les insectes pollinisateurs à conserver leur repas. «100 mètres carrés de pelouse non tondue produiraient suffisamment de pollen pour alimenter six cellules de couvain d’abeilles minières», estiment les scientifiques de l’association Plantlife. Les oiseaux peuvent aussi y trouver une nourriture plus abondante.

Les herbes hautes conservent également l’humidité, de quoi mieux protéger la terre de la sécheresse, et permettent de stocker du carbone. Au total, si tout le monde au Royaume-Uni participait au mois sans tondeuse, ce serait près de 100 000 tonnes de CO2 équivalent en moins dans l’atmosphère, estime Plantflife. Soit environ ce qu’émettent 10 000 Anglais·es en un an.

Un changement culturel

Laisser pousser la pelouse de son jardin est également bénéfique pour les humains, considèrent les spécialistes britanniques : «Cela permet aux gens de disposer d’un peu plus de temps pour profiter de nos glorieux espaces verts et se rapprocher de la nature». A bas les pelouses vertes et géométriques, vivent les hautes herbes peuplées de milles insectes et plantes sauvages !

«La démocratie meurt dans les ténèbres»

Ce slogan du Washington Post résonne tristement, alors que ce monument de la presse étasunienne, propriété de Jeff Bezos, licencie 300 de ses 800 journalistes.

Motif : le journal perd de l’argent, 100 millions de dollars en 2024. Soit un 2400ème de la fortune de son propriétaire.

Un sabotage en règle de son propre journal pour l’empêcher d’être un contre-pouvoir à Donald Trump, à qui il a prêté allégeance.

Dans le même temps, sa célèbre société de vente de colis a déboursé 75 millions de dollars pour produire et diffuser un documentaire de propagande sur la First Lady Melania Trump.

Chaque achat sur sa plateforme, c’est de l’argent en plus pour Bezos, qui lui sert à aggraver la désinformation, s’acheter du pouvoir politique, précariser les travailleur·ses et aggraver la crise climatique.

Elle doit disparaître de nos vies, maintenant et pour toujours.

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