En mai, et si on laissait la tondeuse au garage ?

On baisse d’un tond !
Révolution dans les jardins anglais : depuis trois ans, l’organisation caritative pour les plantes sauvages Plantlife invite les jardinier·es britanniques à remiser leur tondeuse au garage au mois de mai pour préserver la biodiversité.

« Ne faites rien, laissez les fleurs sauvages de votre pelouse s’épanouir et offrir un festin de nectar à nos pollinisateurs affamés » : voici le mot d’ordre de la campagne #NoMowMay (ou « mai sans tondeuses »). Un cri de ralliement qui convainc un nombre croissant de participant·es : « notre appel à ne pas tondre en mai s’est profondément enraciné », se félicite Ian Dunn, PDG de Plantlife, qui sent ainsi poindre « l’aube d’une nouvelle pelouse britannique ».

Cette conviction, il la tire des observations faites par son association qui, à travers cette campagne, implique les Anglais·es dans une immense opération de comptage de fleurs intitulée Every flower counts (« chaque fleur compte »). « Avec 15 millions de jardins au Royaume-Uni, nous voulons savoir quelles sont les fleurs les plus abondantes sur les pelouses et déterminer la quantité de nectar qu’elles produisent. » Et ainsi prouver que ces espaces peuvent devenir de hauts lieux de la biodiversité.

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En 2021, 78,8 % des 2 157 participant·es s’étaient abstenu·es de passer la tondeuse pendant un mois avant de prendre part à cette opération de science participative. Les « No Mow Mayers » avaient alors recensé plus de 465 000 fleurs et signalé la présence de plus de 250 espèces végétales – dont des fraises sauvages, de l’ail des ours et « un éventail éblouissant de raretés » comme la fougère langue-de-serpent, la saxifrage des prés, la fritillaire tête-de-serpent et l’œilleton. De nombreuses orchidées sauvages ont aussi « illuminé les pelouses libérées ». Les enquêteurs de l’opération ont aussi compté près de 100 espèces de pollinisateurs sur leurs pelouses en 2021, dont 25 types de papillons de nuit et de papillons et 24 types d’abeilles.

Combien d’années d’inaction politique ? Combien de victimes ?

Après les scandales de l’amiante, du plomb, ou du chlordécone, l’histoire semble se répéter aujourd’hui avec les PFAS, le cadmium, les pesticides toxiques, les perturbateurs endocriniens et tant d’autres nouvelles substances.

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