En Guyane, la justice met à l’arrêt les usines de la mine d’or Dieu-Merci

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Or jeu. Le 30 septembre, le tribunal administratif de Cayenne a déclaré caduque l’autorisation d’exploitation des usines de la mine d’or Dieu-Merci à Saint-Elie en Guyane. En chantier, celles-ci ne verront pas le jour.

En 2015, la préfecture avait autorisé la société Auplata Mining Group Guyane à exploiter une usine de séparation d’or primaire par gravité, ainsi qu’une usine de traitement par cyanuration du minerai aurifère sur la mine Dieu-Merci. Une autorisation vivement combattue par la Fédération Guyane Nature Environnement et France Nature Environnement.Or, il n’est pas même besoin de juger leur requête sur le fond, explique le tribunal administratif de la Guyane. L’arrêté d’autorisation est, de fait, caduc : « En dépit des importants travaux conduits par la société Auplata pour la construction de son usine de cyanuration, la société ne justifiait pas de la mise en service des usines autorisées par l’arrêté […] dans le délai réglementaire de trois ans ». Un second arrêté, daté de novembre 2019 et ajoutant des prescriptions pour l’exploitation des deux usines, est également annulé en raison de la caducité du premier.

Le site exploité par Auplata, image extraite du dossier de demande d’autorisation d’ouverture de travaux miniers, déposé en 2016 © Ministère de la transition écologique

« C’est une excellente nouvelle pour l’environnement et l’exceptionnelle richesse de la biodiversité de la forêt guyanaise », s’est félicité France Nature Environnement dans un communiqué. Le traitement de l’or par cyanuration peut provoquer des ravages sur le vivant, alors que le cyanure tue instantanément par asphyxie. Parmi les principaux accidents identifiés : le transport et le stockage.

La société Auplata avait déjà été mise en demeure à plusieurs reprises par les services de l’État pour de nombreuses irrégularités, repoussant l’autorisation de la mise en service de ses usines à Dieu-Merci. France Nature Environnement appelle désormais à la réforme du Code minier, pour mettre fin à d’autres projets en Guyane, tel que celui de la « Montagne d’or ». Comme le révèle Reporterre, malgré l’opposition affichée du gouvernement, l’Élysée ne ferme pas complètement la porte à un projet remanié qui respecterait les nouvelles dispositions du droit minier contenues dans la loi Climat adoptée le 22 août.

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