Baignable ou pas ? La carte de France de la pollution des plages en 2025

C’est pas la mer à voir.
À quelques semaines de l’été, l’association Eau et rivières de Bretagne a répertorié le niveau de pollution des zones de baignade en France métropolitaine. Découvrez la qualité de l’eau de votre plage préférée.

Quelles sont les plages à éviter en France ? L’eau de votre coin baignade préféré est-elle sans risques ? Pour la deuxième année consécutive, l’association Eau et rivières de Bretagne (ERB) a publié jeudi son étude La Belle plage, dans laquelle elle cartographie, pour l’année 2025, la qualité de l’eau des plages baignables sur les côtes de France métropolitaine.

Selon l’étude, qui se base sur les données publiques de l’Agence régionales de santé (ARS), 75,89% des plages classées sont propices à la baignade :

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593 plages, soit 31,98%, sont classées comme «recommandées» ;

814 plages, soit 43,91%, sont «peu risquées» ;

364 plages, soit 19,63%, sont «déconseillés» ;

83 plages, soit 4,48%, sont «à éviter».

Les zones de baignade les plus polluées augmentent le risque d’attraper des maladies, comme une conjonctivite – ou une gastro-entérite, liée à la présence de la bactérie E. coli dans l’eau.

Les causes de la pollution de l’eau

L’association pointe une dégradation de la qualité des plages littorales depuis la précédente édition de sa cartographie. ERB l’explique notamment par un été 2024 arrosé : «Les épisodes pluvieux intenses sont souvent à l’origine de dysfonctionnements des systèmes d’assainissement, et du lessivage des bassins versants dans les zones d’élevage, qui entrainent les pollutions vers les eaux de baignade.»

Sur son site La Belle plage, l’association explique que les eaux polluées sont souvent situées dans les zones à forte concentration humaine ou proches d’élevages. «Un porc produit 30 fois plus de bactéries qu’un humain. Cinq fois plus pour une vache, écrit-elle. Lorsqu’il pleut, les terres sont lessivées et les bactéries transportées jusqu’à la mer via les rivières.»

Combien d’années d’inaction politique ? Combien de victimes ?

Après les scandales de l’amiante, du plomb, ou du chlordécone, l’histoire semble se répéter aujourd’hui avec les PFAS, le cadmium, les pesticides toxiques, les perturbateurs endocriniens et tant d’autres nouvelles substances.

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