120 jours en autonomie dans un studio de 25 mètres carrés, le défi low tech de Corentin de Chatelperron et Caroline Pultz

L’ingénieur et la designeuse s’apprêtent à vivre en mode low tech, grâce à des savoir-faire accessibles et durables, pendant quatre mois dans un petit appartement de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), ville partenaire de l’opération.

L’ingénieur et la designeuse s’apprêtent à vivre en mode low tech, grâce à des savoir-faire accessibles et durables, pendant quatre mois dans un petit appartement de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), ville partenaire de l’opération.

«Ce n’est pas de l’autonomie comme on l’imagine souvent, on ne va pas survivre à l’intérieur d’un appartement sans jamais en sortir», prévient Corentin de Chatelperron. De juillet à novembre prochain, le duo expérimentera des pratiques durables, peu coûteuses, ingénieuses et résilientes – c’est l’approche low tech – au cœur de l’une des zones urbaines les plus denses au monde : l’Île-de-France. «Pendant quatre mois, ce mode de vie à la fois prospectif et réaliste sera mis à l’épreuve afin de réfléchir au futur des villes», indique le site dédié à l’expérience.

Caroline Pultz et Corentin de Chatelperron. © Low Tech Lab/Arte

Pour parvenir à cette autonomie, Corentin de Chatelperron et Caroline Pultz devront consommer dix fois moins d’eau qu’un·e Français·e moyenne, avec seulement 15 litres par jour et par personne. Côté alimentation, des légumes seront cultivés dans l’appartement grâce à un système d’eau en circuit fermé et des élevages d’insectes seront testés. Tous deux tenteront de ne générer aucun déchet pour limiter leur bilan carbone au maximum.

Cet article est en accès libre.

Je fais un don

Le projet, construit avec un ensemble de partenaires locaux, prévoit aussi des sessions de travail hebdomadaire dans des fermes locales, en échange de nourriture.

Pionnier·es de l’innovation low tech en France, les deux aventurier·es des modes de vie à faible impact n’en sont pas à leur coup d’essai. Il y a un an, le tandem installait une biosphère au cœur du désert mexicain pour tester la vie en autonomie en milieu aride. Une épopée à découvrir sur Arte. On leur souhaite d’aussi belles aventures à Boulogne-Billancourt.

Combien d’années d’inaction politique ? Combien de victimes ?

Après les scandales de l’amiante, du plomb, ou du chlordécone, l’histoire semble se répéter aujourd’hui avec les PFAS, le cadmium, les pesticides toxiques, les perturbateurs endocriniens et tant d’autres nouvelles substances.

Alors que les alertes des scientifiques sont à nouveau ignorées, que les intérêts des industriels sont toujours mieux protégés que notre santé, et que les citoyen·nes, mal informé·es, risquent de faire des choix nocifs pour leur santé et celle de l’environnement, le journalisme a un rôle inédit à jouer. Vous avez le droit d’être bien informé·es pour rester en bonne santé.

Pour répondre à cette urgence écologique et de santé publique, Vert monte une toute nouvelle équipe de journalistes, scientifiques et citoyen·nes, capable de révéler les pollutions, d’exposer les responsables, et de faire émerger les solutions pour rester en bonne santé.

Objectif : 5 000 soutiens mensuels pour créer ensemble un journalisme qui nous protège.

C'est parti