La bonne idée

120 jours en autonomie dans un studio de 25 mètres carrés, le défi low tech de Corentin de Chatelperron et Caroline Pultz

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L’ingénieur et la designeuse s’apprêtent à vivre en mode low tech, grâce à des savoir-faire accessibles et durables, pendant quatre mois dans un petit appartement de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), ville partenaire de l’opération.

«Ce n’est pas de l’autonomie comme on l’imagine souvent, on ne va pas survivre à l’intérieur d’un appartement sans jamais en sortir», prévient Corentin de Chatelperron. De juillet à novembre prochain, le duo expérimentera des pratiques durables, peu coûteuses, ingénieuses et résilientes – c’est l’approche low tech – au cœur de l’une des zones urbaines les plus denses au monde : l’Île-de-France. «Pendant quatre mois, ce mode de vie à la fois prospectif et réaliste sera mis à l’épreuve afin de réfléchir au futur des villes», indique le site dédié à l’expérience.

Caroline Pultz et Corentin de Chatelperron. © Low Tech Lab/Arte

Pour parvenir à cette autonomie, Corentin de Chatelperron et Caroline Pultz devront consommer dix fois moins d’eau qu’un·e Français·e moyenne, avec seulement 15 litres par jour et par personne. Côté alimentation, des légumes seront cultivés dans l’appartement grâce à un système d’eau en circuit fermé et des élevages d’insectes seront testés. Tous deux tenteront de ne générer aucun déchet pour limiter leur bilan carbone au maximum.

Le projet, construit avec un ensemble de partenaires locaux, prévoit aussi des sessions de travail hebdomadaire dans des fermes locales, en échange de nourriture.

Pionnier·es de l’innovation low tech en France, les deux aventurier·es des modes de vie à faible impact n’en sont pas à leur coup d’essai. Il y a un an, le tandem installait une biosphère au cœur du désert mexicain pour tester la vie en autonomie en milieu aride. Une épopée à découvrir sur Arte. On leur souhaite d’aussi belles aventures à Boulogne-Billancourt.

«La démocratie meurt dans les ténèbres»

Ce slogan du Washington Post résonne tristement, alors que ce monument de la presse étasunienne, propriété de Jeff Bezos, licencie 300 de ses 800 journalistes.

Motif : le journal perd de l’argent, 100 millions de dollars en 2024. Soit un 2400ème de la fortune de son propriétaire.

Un sabotage en règle de son propre journal pour l’empêcher d’être un contre-pouvoir à Donald Trump, à qui il a prêté allégeance.

Dans le même temps, sa célèbre société de vente de colis a déboursé 75 millions de dollars pour produire et diffuser un documentaire de propagande sur la First Lady Melania Trump.

Chaque achat sur sa plateforme, c’est de l’argent en plus pour Bezos, qui lui sert à aggraver la désinformation, s’acheter du pouvoir politique, précariser les travailleur·ses et aggraver la crise climatique.

Elle doit disparaître de nos vies, maintenant et pour toujours.

Il y a une autre urgence : soutenir la presse indépendante, qui n’appartient à personne d’autre qu'à vous et ne sera jamais aux mains de ces dangereux personnages.

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