La quotidienne

Tour de rance

Chères toutes et chers tous,

🎒 Du 9 au 31 mars se déroulera la prochaine édition du jeu Ma Petite planète scolaire : un challenge écologique, ludique et collectif ouvert à toutes les classes, de la maternelle au lycée. Partenaire de cette édition, Vert y propose un défi où les élèves pourront jouer les journalistes en herbe. Le meilleur article sera même publié sur vert.eco ! Si vous êtes enseignant·e, téléchargez l’application pour inscrire votre classe et rejoignez l’aventure. Cliquez ici pour en savoir plus, et là pour assister à un webinaire de présentation. À vous de jouer !


Quand l'extrême droite est au pouvoir, l'écologie reste au placard.


Fréjus, Perpignan, Hénin-Beaumont… là où l’extrême droite est au pouvoir, les habitants sont plus exposés aux risques climatiques

Plongée sous Marine. Les maires Rassemblement national ignorent voire aggravent la menace climatique sur leur territoire, démontre un rapport publié par l’ONG Oxfam, ce mardi. Bétonisation à tout-va, mise au pas des associations… ces décisions locales empêchent l’adaptation face aux inondations et sécheresses à répétition.

Pour les élections municipales des 15 et 22 mars, le Rassemblement national (RN) voit les choses en grand. Son président, Jordan Bardella, a annoncé mi-janvier que les instances du parti avaient investi 650 candidat·es. Elles et ils n’étaient que 400 lors du dernier scrutin, il y a six ans. Depuis 2020, l’extrême droite (RN ou non) dirige treize communes de plus de 10 000 habitant·es. Parmi elles : Perpignan, Fréjus, Beaucaire ou encore Hénin-Beaumont.

Là où l’extrême droite est au pouvoir, elle coupe les subventions au milieu associatif, affaiblit le secteur public et cible les populations les plus précaires, montre un rapport d’Oxfam publié le 5 février. Dans un deuxième document sur le climat, publié ce mardi, l’organisation avance que les maires RN ignorent la menace climatique sur leur territoire. Pire, dans certains cas, elles et ils aggravent les risques d’exposition de leurs administré·es à ses conséquences, comme les inondations ou les sécheresses.

Les bassins électoraux historiques du Rassemblement national se situent dans le nord et le sud-est de la France. Deux zones particulièrement vulnérables aux inondations. Pourtant, à Fréjus (Var), le maire David Rachline, qui a bétonné une grande partie des sols de la commune depuis son élection en 2014, projette de construire un hôtel de luxe sur la «Base nature», une zone classée en aléa d’inondation «fort».

👉 Cliquez ici pour lire la suite de cet article de Théo Mouraby et découvrir d’autres exemples d’inadaptation au changement climatique à Moissac, Béziers ou Beaucaire.

· Ce mardi, le Maine-et-Loire, le Lot-et-Garonne et la Gironde sont toujours en vigilance rouge pour le risque de crue, et onze autres départements demeurent en vigilance orange pour la même raison. Une perturbation est prévue mercredi dans l’ouest de la France, ce qui augmenterait le risque de débordement des rivières. - Météo-France

· Lundi, la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, a annoncé qu’elle autoriserait les tirs d’éleveur·ses contre les loups qui attaquent un troupeau, même si celui-ci n’est pas protégé. Un arrêté publié dans les prochaines semaines permettra également aux agent·es des brigades mobiles d'intervention spécialisées d’effectuer des tirs de prélèvement et des battues. - France info

· Lundi encore, le gouvernement, des ONG de protection des animaux et des représentant·es du Marineland d’Antibes (Alpes-Maritimes) ont débattu de l’avenir des orques et dauphins après la fermeture du zoo marin en février 2025. Les dauphins devraient être envoyés au zoo de Beauval (Loir-et-Cher). Les orques pourraient être transférés dans un sanctuaire canadien : le gouvernement doit trancher fin mars. - Libération

· Marsouins aptères, esturgeons et poissons-tube : une étude publiée vendredi par le CNRS montre le retour de la biodiversité dans le fleuve Yangtsé, en Chine, grâce à l’interdiction de la pêche depuis 2021. Après 70 ans de déclin, le nombre de poissons a triplé, et la diversité des espèces a fortement augmenté. Les scientifiques restent prudent·es car d’autres menaces pèsent sur la faune, dont le morcellement de leur habitat par d’immenses barrages. - CNRS

Des marsouins aptères, à l’institut d'hydrobiologie de Wuhan, Chine. ©  Wikimédia

Alternatives aux fast-foods, transports moins chers… Les attentes de la jeunesse populaire

Que jeunesse se place. L’ONG Makesense a publié une enquête sur les priorités des jeunes issu·es de milieux populaires en vue des élections municipales de mars prochain. Elle met en lumière des demandes concrètes en matière de logement, de transport ou d’alimentation.

🥶 Mettre fin aux passoires thermiques : la moitié des sondé·es disent sous-chauffer leur logement en hiver par crainte de factures trop élevées. Face à cette situation, 44% d’entre elles et eux réclament davantage d’aides à la rénovation énergétique.

🍎 Un accès à une alimentation de qualité : 35% des participant·es à l’enquête demandent la création de commerces proposant une alimentation saine, durable et abordable à proximité de leur domicile.

👉 Cliquez ici pour lire la suite de cet article de Zoé Moreau, et connaître les autres priorités de la jeunesse populaire en vue des municipales.

20%

Saule qui peut. 20%, c’est le taux d’espaces verts qu’il faut à un arrondissement de Paris pour que la mortalité y diminue d’un tiers durant les chaleurs modérées et les canicules, selon l’étude de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale parue lundi. C’est actuellement le cas dans le 13ème arrondissement, par exemple, mais la capitale souffre de fortes inégalités de répartition des végétaux. Les arbres sont très efficaces en cas de vagues de chaleur pour réduire la température et la pollution, et ainsi diminuer le nombre de décès «grâce à l’ombre qu’ils offrent et à l’évapotranspiration», c'est-à-dire le rejet d’eau des plantes dans l’atmosphère, précise l’article. - Inserm

«Quand on a détruit les faits, la civilisation disparait» : le journaliste Fabrice Arfi invité de «C’était mieux après»

Battre l'affaire. Le rédacteur en chef de Vert, Loup Espargilière, a reçu le co-responsable des enquêtes chez Mediapart, auteur notamment du livre D'argent et de sang (Seuil, 2018) sur la «mafia du CO2». Dans cet épisode de notre podcast, Fabrice Arfi nous parle de Nicolas Sarkozy, de Marine Le Pen, de Marco Mouly ou encore d’Edwy Plenel… Bonne écoute !

© Vert

+ Rémy Calland, Loup Espargilière, Zoé Moreau, Mathilde Picard et Antoine Poncet ont contribué à ce numéro.