Édition du 27 janvier 2023

La Bourse ou la vie

Chères toutes et chers tous,

?️ Les urnes ont parlé. À 78%, vous avez choisi que nous répondions à la question « Peut-on décemment vivre à 2 tonnes de CO2 par an ? » dans le Vert du faux de la semaine prochaine. Rendez-vous dans l’édition de jeudi pour la réponse. 


Pendant que la finance tente de verdir ses investissements, le vivant disparaît dans un joli bruissement.


La BNP Paribas sous le feu des critiques pour ses promesses vertes

Plus fossile à dire qu’à faire. Vivement blâmée pour son financement de l’industrie fossile, la banque BNP Paribas multiplie ses engagements « verts »… qui ne convainquent toujours pas.

L’émission Cash investigation de France 2 a consacré sa dernière enquête, diffusée jeudi, aux superprofits réalisés par les multinationales. Les journalistes ont notamment investigué sur les fonds verts de la première banque française, la BNP Paribas, qui vante ses investissements responsables. Or, l’enquête a relevé la présence d’entreprises aux pratiques discutables dans ces financements « verts », comme le champion de la pollution plastique Coca-Cola, une compagnie belge à l’origine de pollutions aux métaux lourds, Umicore, ou encore le pétrolier TotalEnergies.

C’est en partie en raison de ses liens avec la compagnie française que la BNP Paribas est dans le viseur du mouvement climat depuis plusieurs mois. Fin octobre 2022, les ONG Oxfam, les Amis de la Terre et Notre affaire à tous avaient mis en demeure la BNP Paribas de se mettre en conformité avec la loi sur le devoir de vigilance. Votée en 2017, cette dernière engage les grandes entreprises à prévenir les atteintes aux droits humains et aux libertés fondamentales, à la santé et à la sécurité des personnes, et à l’environnement, qui seraient liées à leurs activités. Les ONG reprochent à la banque sa « responsabilité historique » dans la crise climatique en tant que premier financeur européen – et cinquième mondial – des énergies fossiles (notre article).