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Pour «réduire» son empreinte carbone, Easyjet va… repeindre ses avions

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Déconnage imminent. La compagnie aérienne low-cost va repeindre sa flotte avec une peinture plus légère, afin de réduire le poids ses appareils, donc la consommation de carburant. Une innovation en trompe-l’œil, face à l’impact environnemental du secteur aérien.

«EasyJet explore des solutions innovantes pour réduire l’impact de ses activités», vante Lahiru Ranasinghe, directeur du «développement durable» de la compagnie aérienne à bas prix. Dernière «innovation» fraîchement annoncée : repeindre les avions pour réduire l’empreinte carbone l’entreprise. 

Pas question d’appliquer une peinture verte eco-friendly, mais un revêtement léger, censé réduire le poids des appareils, donc la consommation de carburant. Quand la substance aura été appliquée sur ses 350 aéronefs – pour l’instant seuls 38 ont subi un lifting – la compagnie britannique promet d’économiser 4 095 tonnes de CO2 équivalent d’ici 2029. C’est-à-dire autant que les émissions de… 80 Français·es dans la même période. Easyjet ne s’y est pas trompée : «le revêtement plus léger aura un impact relativement modeste par avion». La nouvelle peinture permet une réduction de poids de 27 kilogrammes par engin. À peu près autant que si l’on retirait deux valises de la soute…

2,5 tonnes de carburant par heure

L’effet sera donc modeste, surtout qu’un Airbus A320 (le modèle qui compose la majorité de la flotte d’Easyjet) consomme en moyenne 2,5 tonnes de carburant par heure de vol, comme le souligne le média Usine nouvelle. 

Rappelons aussi que les vols représentent 2,4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES), selon une étude de référence publiée en 2020. Celle-ci précise qu’au-delà de la question des GES, l’aviation commerciale a compté pour 5,1% du réchauffement climatique lié aux humains entre 2000 et 2018. Le principal impact de l’aviation hors CO2 est dû aux trainées de condensation, ces traces blanches dans le sillage des aéronefs, qui peuvent se transformer en nuages et avoir un effet globalement réchauffement sur le climat. En résumé, pour Easyjet, il vaut mieux ne pas trop gratter le vernis.

«La démocratie meurt dans les ténèbres»

Ce slogan du Washington Post résonne tristement, alors que ce monument de la presse étasunienne, propriété de Jeff Bezos, licencie 300 de ses 800 journalistes.

Motif : le journal perd de l’argent, 100 millions de dollars en 2024. Soit un 2400ème de la fortune de son propriétaire.

Un sabotage en règle de son propre journal pour l’empêcher d’être un contre-pouvoir à Donald Trump, à qui il a prêté allégeance.

Dans le même temps, sa célèbre société de vente de colis a déboursé 75 millions de dollars pour produire et diffuser un documentaire de propagande sur la First Lady Melania Trump.

Chaque achat sur sa plateforme, c’est de l’argent en plus pour Bezos, qui lui sert à aggraver la désinformation, s’acheter du pouvoir politique, précariser les travailleur·ses et aggraver la crise climatique.

Elle doit disparaître de nos vies, maintenant et pour toujours.

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