L’emmure fou. Des vidéos tournées ces dernières semaines dans l’État américain d’Arizona montrent des explosions massives en plein cœur d’aires naturelles protégées. Loin d’être dissimulées, ces images sont partagées par la police aux frontières sur les réseaux sociaux, qui n’hésite pas à en faire des montages humoristiques. Les bombardements de collines servent à aplanir le sol pour la construction du mur anti-immigration voulu par Donald Trump, afin d’empêcher le passage de personnes migrantes entre les États-Unis et le Mexique.

Ces dynamitages, et le mur en tant que tel, ont aussi des conséquences délétères sur la faune sauvage. Là où l’infrastructure de dix mètres de haut a déjà été érigée, les ours et autres lions des montagnes se retrouvent coincés. «Il y a au moins 93 espèces menacées qui sont impactées par les constructions du mur. […] La vie sauvage est morte au pied du mur, parce qu’elle a été entravée», déplore Russ McSpadden, défenseur de la conservation au Centre de la diversité biologique.
Le président des États-Unis lui-même a demandé de peindre le mur en noir, une couleur qui absorbe mieux la chaleur, rendant ainsi la surface brûlante. Un danger qui menace les humains et la faune sauvage.
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