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Mythopoïèse

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Nos zadistes les animaux. L’iconoclaste Alessandro Pignocchi nous revient avec Mythopoïèse, troisième tome de son Petit traité d’écologie, plus sauvage que jamais

Universitaire, dessinateur et amoureux du vivant, Pignocchi peint des bédés à nulle autre pareilles. Au fil des tomes et des années, il a fait naître un cosmos et une galerie de personnages insensés. 

Dans Mythopoïèse, des mésanges punk complotent contre l’Etat, un anthropologue jivaro tente de décrypter les rites sociaux des habitués du café de la Gare de Bois-le-Roi, Angela et Donald achèvent leur retour à la terre et Emmanuel Macron décompense à l’ayawaska.

Dans ses livres ou sur son blog, Alessandro Pignocchi révèle les coutures de notre monde par un art consommé de l’absurde. Sa lecture attentive des travaux d’anthropologues comme Philippe Descola, ou de philosophes tels que Baptise Morizot, donnent une profondeur rare à son œuvre. Par petites touches d’aquarelle et de gag en gag, Alessandro Pignocchi esquisse un rêve : celui que la société de consommation n’appartienne plus qu’au passé et que soient cantonnés à des réserves ses derniers « Indiens ». 

Mythopoïèse (Petit traité d’écologie sauvage, tome 3), éditions Steinkis, 2020, 128p., 16€

«La démocratie meurt dans les ténèbres»

Ce slogan du Washington Post résonne tristement, alors que ce monument de la presse étasunienne, propriété de Jeff Bezos, licencie 300 de ses 800 journalistes.

Motif : le journal perd de l’argent, 100 millions de dollars en 2024. Soit un 2400ème de la fortune de son propriétaire.

Un sabotage en règle de son propre journal pour l’empêcher d’être un contre-pouvoir à Donald Trump, à qui il a prêté allégeance.

Dans le même temps, sa célèbre société de vente de colis a déboursé 75 millions de dollars pour produire et diffuser un documentaire de propagande sur la First Lady Melania Trump.

Chaque achat sur sa plateforme, c’est de l’argent en plus pour Bezos, qui lui sert à aggraver la désinformation, s’acheter du pouvoir politique, précariser les travailleur·ses et aggraver la crise climatique.

Elle doit disparaître de nos vies, maintenant et pour toujours.

Il y a une autre urgence : soutenir la presse indépendante, qui n’appartient à personne d’autre qu'à vous et ne sera jamais aux mains de ces dangereux personnages.

✊ Ne restez pas dans votre coin à désespérer : rejoignez les milliers de membres du Club de Vert pour construire la relève médiatique ENSEMBLE.

Vous avez le pouvoir de rallumer la lumière.