Chronique

A lire : Les besoins qui libèrent

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Besoin de soins, envie de toit. Dans leur essai De quoi avons-nous vraiment besoin ?, le collectif des Économistes atterrés élabore une nouvelle carte des besoins mis en lumière par la crise sanitaire, afin de faire société dans un contexte d’urgence écologique et sociale.

Comme d’autres crises avant elle, la pandémie de Covid-19 a permis de mettre le doigt sur les défaillances de notre système thermo-industriel. Bouffi d’inégalités, celui-ci transgresse les limites planétaires et rogne parfois sur l’essentiel – l’hôpital public en premier chef. En partant des besoins sociaux et individuels de l’humain moderne, le collectif d’économistes citoyen·ne·s apporte une parole forte, limpide et précise aux réflexions sur le « monde d’après ».

Se nourrir, se soigner, s’éduquer, faire culture, se loger et se déplacer, produire, travailler et vivre ensemble. Pour chacun des huit pôles de cette nouvelle boussole, les auteur·rice·s déploient des analyses et des propositions concrètes, démocratiques et radicales – qui induisent de vrais choix de société. Exemple dans le domaine de l’éducation, où un fossé se creuse : d’un côté, les partisan·e·s de l’accumulation de capital humain voient l’université comme la porte d’entrée du monde professionnel, où prime une logique d’investissement et de rentabilité ; de l’autre, les promoteur·rice·s d’un droit à l’émancipation y préfèrent l’acquisition de connaissances et le développement d’un esprit critique.

Les lecteur·rice·s apprécieront la logique renversante de cet ouvrage, qui ne s’arrête pas aux critiques du néolibéralisme mais dessine une utopie profondément réaliste. Un livre-programme accessible et percutant pour nourrir les consciences citoyennes de celles et ceux qui pressent le changement, et alimenter le débat public en ce début de campagne présidentielle.

De quoi avons-nous vraiment besoin ?, Les économistes atterrés, éditions Les liens qui libèrent, 256p., 20€. A paraître le 13 octobre.

«La démocratie meurt dans les ténèbres»

Ce slogan du Washington Post résonne tristement, alors que ce monument de la presse étasunienne, propriété de Jeff Bezos, licencie 300 de ses 800 journalistes.

Motif : le journal perd de l’argent, 100 millions de dollars en 2024. Soit un 2400ème de la fortune de son propriétaire.

Un sabotage en règle de son propre journal pour l’empêcher d’être un contre-pouvoir à Donald Trump, à qui il a prêté allégeance.

Dans le même temps, sa célèbre société de vente de colis a déboursé 75 millions de dollars pour produire et diffuser un documentaire de propagande sur la First Lady Melania Trump.

Chaque achat sur sa plateforme, c’est de l’argent en plus pour Bezos, qui lui sert à aggraver la désinformation, s’acheter du pouvoir politique, précariser les travailleur·ses et aggraver la crise climatique.

Elle doit disparaître de nos vies, maintenant et pour toujours.

Il y a une autre urgence : soutenir la presse indépendante, qui n’appartient à personne d’autre qu'à vous et ne sera jamais aux mains de ces dangereux personnages.

✊ Ne restez pas dans votre coin à désespérer : rejoignez les milliers de membres du Club de Vert pour construire la relève médiatique ENSEMBLE.

Vous avez le pouvoir de rallumer la lumière.