En Indonésie et au Timor, le bouleversement climatique emporte des villages entiers

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Double conséquence du réchauffement et de la déforestation, des crues soudaines et des glissements de terrain ont emporté plus de 150 personnes en Indonésie et au Timor oriental, lundi, après le passage du cyclone Seroja.

Mardi, les recherches se poursuivent pour tenter de retrouver les nombreuses personnes portées disparues après les pluies diluviennes qui se sont abattues sur cette région de l’extrême sud-est de l’Asie. Cité par l’AFP, le centre indonésien de gestion des catastrophes a recensé 130 morts dans plusieurs îles du pays. Pour l’heure, 27 décès ont été comptabilisés au Timor oriental. Des villages entiers ont été évacués et avec eux, plus de 10 000 personnes, réfugiées dans des centres temporaires.

Les images des inondations et des déplacements de populations © France24

Les très fortes précipitations ne sont pas rares en cette saison des pluies, mais leurs conséquences sont de plus en plus meurtrières, notamment à cause d’un facteur : la déforestation.

Avec le Brésil et la République démocratique du Congo, l’Indonésie est l’un des pays les plus touchés par ce fléau. Principal moteur : le remplacement des forêts tropicales par des champs de palmiers à huile. Ceux-ci offriront le matériau qui servira de base à des agrocarburants, comme ceux que Total produit dans sa bioraffinerie de la Mède, ou à la recette du Nutella.

Outre la mise à sac de ces lieux de vie foisonnante, cette déforestation a deux principales conséquences pour les humains. D’une part, elle concourt directement au dérèglement du climat, puisque le rasage des arbres relâche des quantités faramineuses de carbone stocké dans les sols. Ce qui, en retour, contribue à aggraver les phénomènes météorologiques extrêmes, comme les cyclones.

D’autre part, les racines des arbres (et des autres végétaux) structurent les sols et retiennent l’eau. Lorsque la terre est laissée nue, l’eau ruisselle, emporte avec elle des paquets de boue et entraîne inondations et glissements de terrain mortels.

L’Australie se prépare à son tour à l’arrivée du cyclone Seroja, dont la puissance s’accroît et qui pourrait passer en catégorie 3 à son arrivée sur les côtes occidentales de l’île.

«La démocratie meurt dans les ténèbres»

Ce slogan du Washington Post résonne tristement, alors que ce monument de la presse étasunienne, propriété de Jeff Bezos, licencie 300 de ses 800 journalistes.

Motif : le journal perd de l’argent, 100 millions de dollars en 2024. Soit un 2400ème de la fortune de son propriétaire.

Un sabotage en règle de son propre journal pour l’empêcher d’être un contre-pouvoir à Donald Trump, à qui il a prêté allégeance.

Dans le même temps, sa célèbre société de vente de colis a déboursé 75 millions de dollars pour produire et diffuser un documentaire de propagande sur la First Lady Melania Trump.

Chaque achat sur sa plateforme, c’est de l’argent en plus pour Bezos, qui lui sert à aggraver la désinformation, s’acheter du pouvoir politique, précariser les travailleur·ses et aggraver la crise climatique.

Elle doit disparaître de nos vies, maintenant et pour toujours.

Il y a une autre urgence : soutenir la presse indépendante, qui n’appartient à personne d’autre qu'à vous et ne sera jamais aux mains de ces dangereux personnages.

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