Ecolo mon cul : l’ingénieux manuel pour décrypter nos objets du quotidien

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Face au «bullshit écologique», l’ingénieur Pierre Rouvière et l’écrivain Barnabé Crespin-Pommier signent un manuel de vulgarisation très rigoureux et drôle, qui relie le caddie aux crises écologiques.

Tampon ou cup ? Sac en plastique ou sac en papier ? Livre ou liseuse ? Voiture thermique ou électrique ? Pour s’orienter dans un monde des «labels factices, des promesses exagérées et des punchlines frôlant la démesure», Pierre Rouvière, alias «Ecolo mon cul» sur Instagram, et Barnabé Crespin-Pommier tranchent 14 dilemmes du quotidien. D’apparence banale, ces choix enclenchent les rouages d’un monde complexe et interconnecté, où les limites de la planète sont trop souvent franchies et où pullulent les fausses bonnes idées, lourdes d’effets rebonds.

Dans un langage pittoresque, les deux auteurs analysent le cycle de vie de produits courants, depuis les matières premières jusqu’à notre vestiaire. Les grandes notions telles que la neutralité carbone, les low techs ou l’obsolescence programmée sont explicitées dans des encadrés, et les chiffres aérés par des infographies. Désormais, avant de filer un mauvais coton, vous repenserez à l’odyssée de vos vêtements, des champs aspergés d’engrais aux teintures chimiques, et lui préférerez sans doute le lin, et surtout… la seconde main.

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Un exercice de vulgarisation de haute voltige qui, avec beaucoup d’intelligence, d’humilité et d’humour réussit à parler des choix de consommation en s’épargnant toute moralisation.

Ecolo mon cul, Pierre Rouvière, Barnabé Crespin-Pommier, Editions Eyrolles, février 2023, 256p, 19€.

Combien d’années d’inaction politique ? Combien de victimes ?

Après les scandales de l’amiante, du plomb, ou du chlordécone, l’histoire semble se répéter aujourd’hui avec les PFAS, le cadmium, les pesticides toxiques, les perturbateurs endocriniens et tant d’autres nouvelles substances.

Alors que les alertes des scientifiques sont à nouveau ignorées, que les intérêts des industriels sont toujours mieux protégés que notre santé, et que les citoyen·nes, mal informé·es, risquent de faire des choix nocifs pour leur santé et celle de l’environnement, le journalisme a un rôle inédit à jouer. Vous avez le droit d’être bien informé·es pour rester en bonne santé.

Pour répondre à cette urgence écologique et de santé publique, Vert monte une toute nouvelle équipe de journalistes, scientifiques et citoyen·nes, capable de révéler les pollutions, d’exposer les responsables, et de faire émerger les solutions pour rester en bonne santé.

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