Edito

Donald Trump de retour à la Maison Blanche, un cauchemar pour les humains et le climat

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Les États-Unis ont à nouveau élu Donald Trump président. Un Donald Trump plus outrancier, méthodique et dangereux encore que celui de 2016. Un cauchemar pour les femmes, les minorités, la démocratie américaine, le peuple ukrainien… et pour la planète.

Pour lui, le changement climatique est un «canular» des Chinois. Lors de son précédent mandat, entre deux clashs avec Greta Thunberg, il avait détricoté une centaine de réglementations environnementales, sur le climat, la qualité de l’air et de l’eau, l’extraction d’énergies fossiles, etc.

Cette fois, il compte supprimer l’Agence de protection de l’environnement (EPA), dont la mission est de «protéger la santé humaine et de sauvegarder les éléments naturels — l’air, l’eau et la terre — essentiels à la vie». Mais aussi l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA), une agence d’importance mondiale dans l’étude de l’évolution du climat.

En 2016, il avait déjà sorti son pays de l’Accord de Paris. Il le refera. Entre-temps, les États-Unis s’étaient engagés, avec la Chine (c’est la déclaration de Sunnyland de 2023) à réduire leur impact sur la crise climatique pour contenir le réchauffement sous 2°C, et si possible à 1,5°C. Non seulement il risque de briser les négociations climatiques mondiales, mais aussi de pulvériser définitivement le plafond des 1,5°C.

Alors que les États-Unis sont le deuxième pays le plus émetteur de gaz à effet de serre du monde (l’empreinte carbone d’un Américain est le double de celle d’un Français), l’élection de Trump générera 4 milliards de tonnes de CO2 supplémentaires d’ici à 2030, selon les calculs du Carbon brief. C’est ce qu’émettent le Japon et l’Union européenne en une année.

Mais dans un monde gouverné par l’extrême droite, ce sont les avortements qui causent les ouragans et pas le changement climatique : un monde où les faits n’ont aucune valeur et où la science est mise au pas.

Le plus cauchemardesque dans tout cela, c’est peut-être le rapport au réel de dizaines de millions d’électeur·ices gavé·es de fake news – les Haïtiens qui mangent chiens et chats, Kamala Harris qui importerait des millions de migrant·es pour les faire voter illégalement pour elle – distillées par Donald Trump et relayées par des médias et réseaux sociaux complices. Comme le Monde l’a écrit, le milliardaire et allié de Trump, Elon Musk, a employé des techniques de manipulation encore plus folles que celles des services secrets russes.

Toute ressemblance avec notre pays ne serait pas fortuite. Gare à celles et ceux qui n’entendront pas cet avertissement.

Photo de couverture : Chip Somodevilla/Getty images via AFP

«La démocratie meurt dans les ténèbres»

Ce slogan du Washington Post résonne tristement, alors que ce monument de la presse étasunienne, propriété de Jeff Bezos, licencie 300 de ses 800 journalistes.

Motif : le journal perd de l’argent, 100 millions de dollars en 2024. Soit un 2400ème de la fortune de son propriétaire.

Un sabotage en règle de son propre journal pour l’empêcher d’être un contre-pouvoir à Donald Trump, à qui il a prêté allégeance.

Dans le même temps, sa célèbre société de vente de colis a déboursé 75 millions de dollars pour produire et diffuser un documentaire de propagande sur la First Lady Melania Trump.

Chaque achat sur sa plateforme, c’est de l’argent en plus pour Bezos, qui lui sert à aggraver la désinformation, s’acheter du pouvoir politique, précariser les travailleur·ses et aggraver la crise climatique.

Elle doit disparaître de nos vies, maintenant et pour toujours.

Il y a une autre urgence : soutenir la presse indépendante, qui n’appartient à personne d’autre qu'à vous et ne sera jamais aux mains de ces dangereux personnages.

✊ Ne restez pas dans votre coin à désespérer : rejoignez les milliers de membres du Club de Vert pour construire la relève médiatique ENSEMBLE.

Vous avez le pouvoir de rallumer la lumière.