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Des projets pétroliers en Seine-et-Marne

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Tant puits pour le climat. Nous sommes en 2020 et un pétrolier projette d’ouvrir de nombreux nouveaux puits en Seine-et-Marne

A Nonville, où s’est rendu Libération, Bridgeoil caresse le projet d’exploiter dix nouveaux puits de pétrole, en plus des deux qui y sont déjà en marche. La compagnie désire aussi s’étendre à d’autres communes pour y bâtir quatre plateformes dotées, elles aussi, de puits.

Un chevalet de pompage en Seine-et-Marne © DR

Hélas, les riverain•es ne l’entendent pas de cette oreille. En octobre, une pétition contre les dix puits a recueilli près de 80 000 signatures ; le maire de Fontainebleau, dont la commune est située à quatre kilomètres, s’inquiète des conséquences environnementales sur la forêt du même nom ; et même la ville de Paris, 70 kilomètres plus loin, craint pour la qualité de certaines de ses sources d’eau potable, qui passent près du site de Bridgeoil. Des déversements accidentels ont déjà eu lieu à Nonville, et des habitant•es disent y sentir un air soufré. De quoi redouter accidents et pollutions. 

Comme le rapporte Libération, Bridgeoil est en difficulté financière. Ses deux puits sont presque à sec et la compagnie compte sur ces nouveaux forages pour se refaire une santé. En décembre 2017, l’actuelle majorité avait pourtant voté une loi mettant fin à l’exploitation d’hydrocarbures sur le sol français d’ici à 2040 (Actu-environnement).

Seulement, les compagnies titulaires de concessions peuvent continuer leur activité et ce, même au-delà de 2040, a précisé au Parisien la préfecture de Seine-et-Marne, « si le titulaire d’un permis démontre que la limitation induite par cette échéance de 2040 l’empêche d’atteindre l’équilibre économique ». C’est au préfet, donc à l’État, qu’il appartient désormais de trancher au sujet de ce projet aberrant au vu de l’urgence climatique. Plus d’informations dans Libération (abonnés).

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