Dans les eaux arctiques, le vivant victime de nos vêtements

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Machines à souiller. Le nettoyage de nos vêtements synthétiques génère une importante pollution plastique et nuit à la vie marine dans les eaux de l’Arctique. 

Pour s’en convaincre, des scientifiques ont réalisé des prélèvements en près de cent points de la région polaire et à différentes profondeurs. Comme elles et ils l’ont révélé dans une étude, publiée mardi dans Nature, du plastique a été trouvé dans 96 de leurs 97 échantillons ; 40 particules par mètre cube en moyenne. Plus de 92% des microplastiques étaient des fibres, dont 73% étaient faites de polyester. Ces dernières étaient de tailles et de couleurs comparables aux fibres qui composent nos vêtements. 

Lorsque nous passons nos habits synthétiques en machine, une partie des fibres qui les constituent est évacuée avec l’eau de lavage et se retrouve dans les océans. Contrairement à d’autres plastiques qui restent en surface ou sombrent, la flottabilité du polyester est nulle : c’est-à-dire que celui-ci est en apesanteur dans l’eau et demeure longtemps au même niveau de profondeur.

La plupart des prélèvements ont été réalisés entre 3 et 8 mètres de profondeur, une zone où la vie marine est riche et où l’on trouve planctons, petits et grands poissons, et où les oiseaux et mammifères marins viennent se nourrir. 

Des solutions existent pour diminuer cette importante pollution : équiper les machines à laver de filtres à microplastiques, ce que prévoit de rendre obligatoire en 2025 la loi antigaspillage votée en janvier 2020 ; et préférer les vêtements en fibres naturelles – le lin étant la star d’entre toutes. Plus d’informations dans le Guardian (anglais). 

«La démocratie meurt dans les ténèbres»

Ce slogan du Washington Post résonne tristement, alors que ce monument de la presse étasunienne, propriété de Jeff Bezos, licencie 300 de ses 800 journalistes.

Motif : le journal perd de l’argent, 100 millions de dollars en 2024. Soit un 2400ème de la fortune de son propriétaire.

Un sabotage en règle de son propre journal pour l’empêcher d’être un contre-pouvoir à Donald Trump, à qui il a prêté allégeance.

Dans le même temps, sa célèbre société de vente de colis a déboursé 75 millions de dollars pour produire et diffuser un documentaire de propagande sur la First Lady Melania Trump.

Chaque achat sur sa plateforme, c’est de l’argent en plus pour Bezos, qui lui sert à aggraver la désinformation, s’acheter du pouvoir politique, précariser les travailleur·ses et aggraver la crise climatique.

Elle doit disparaître de nos vies, maintenant et pour toujours.

Il y a une autre urgence : soutenir la presse indépendante, qui n’appartient à personne d’autre qu'à vous et ne sera jamais aux mains de ces dangereux personnages.

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