Édition du 3 janvier 2026

Espèces trébuchantes

Chères toutes et chers tous,

⛄️ Toute l’équipe de Vert vous souhaite une excellente année 2026 ! Dès lundi, nous serons de retour pour vous conter l’actu dans notre newsletter quotidienne. D’ici là, régalez-vous de notre «Bêtisier 2025» ou des articles que les lectrices et lecteurs de Vert ont préféré cette année dans notre rubrique dédiée.


Avoir des fourmis de compagnie, ça peut sembler mimi. Mais pas quand des espèces exotiques sont propagées à la va-vite.


«Le commerce de la fourmi est devenu similaire à celui du cacao et du café» : derrière les fourmis de compagnie, un trafic mondial d’espèces invasives

Insecte et mat. Élever des insectes de compagnie, comme des fourmis, est aujourd’hui un hobby populaire. Mais cet engouement globalisé entraîne un trafic d’espèces débridé à travers le monde, avec des conséquences bien réelles sur l’environnement. Décryptage.

«Je travaille ici tous les jours et, dès que j’ai dix minutes de pause, je les passe à les regarder.» Dans son appartement de Viroflay (Yvelines), Matthieu, développeur informatique freelance de 28 ans, n’est jamais seul. À quelques mètres de son bureau vivent sur une étagère ses quelque 200 spécimens de Camponotus consobrinus : des fourmis australiennes connues pour leur belle couleur ambrée.

Ces animaux de compagnie peu communs partagent son quotidien depuis deux ans, logés dans une petite fourmilière coulée en plâtre posée sur une étagère. Matthieu leur apporte de quoi vivre : grillons séchés, moucherons et eau gélifiée.