Au Togo, des fermes-écoles pour changer le monde agricole

Too good Togo.
Au Togo, dix fermes-écoles forment les paysan•ne•s de demain à une agriculture respectueuse du vivant.

Il y a dix ans, dans sa ferme de Tchavadi (au centre du pays), Abdoulaye Issifou s’est mis à former cinq jeunes aux techniques de préservation des terres, comme le raconte le Monde. Depuis, neuf autres exploitations ont été converties en fermes-écoles, avec l’appui du Réseau des jeunes producteurs et professionnels agricoles du Togo (Rejeppat) soutenu par l’association Agriculteurs français et développement international (AFDI). 

Agroécologie, engrais naturels… Depuis 2018, 285 élèves ont suivi ces formations courtes et très pratiques. La mission de ces dix écoles n’est pas de leur offrir les compétences pour se vendre à des producteurs conventionnels, mais de les rendre capables d’ouvrir leur propre exploitation écologique et familiale. 

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Une formation dispensée en septembre 2020 © Rejeppat

L’objectif du réseau est d’essaimer rapidement car il y a une double urgence. D’une part, la population du Togo croît très rapidement et répondre à la hausse des besoins alimentaires dans un monde qui se réchauffe sera un défi. D’autre part : « Si on ne se réveille pas, le désert va continuer à avancer à cause de la disparition des espèces végétales et de l’appauvrissement croissant des sols. Il faut sensibiliser les générations qui viennent à la protection de l’environnement », explique encore Abdoulaye Issifou. Un réjouissant reportage à lire dans le Monde

Combien d’années d’inaction politique ? Combien de victimes ?

Après les scandales de l’amiante, du plomb, ou du chlordécone, l’histoire semble se répéter aujourd’hui avec les PFAS, le cadmium, les pesticides toxiques, les perturbateurs endocriniens et tant d’autres nouvelles substances.

Alors que les alertes des scientifiques sont à nouveau ignorées, que les intérêts des industriels sont toujours mieux protégés que notre santé, et que les citoyen·nes, mal informé·es, risquent de faire des choix nocifs pour leur santé et celle de l’environnement, le journalisme a un rôle inédit à jouer. Vous avez le droit d’être bien informé·es pour rester en bonne santé.

Pour répondre à cette urgence écologique et de santé publique, Vert monte une toute nouvelle équipe de journalistes, scientifiques et citoyen·nes, capable de révéler les pollutions, d’exposer les responsables, et de faire émerger les solutions pour rester en bonne santé.

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