Chronique

Sur les chemins du vivant : la promenade pour s’émerveiller et s’engager avec Victor Noël

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Moselle, ma belle. Dans son premier ouvrage, le jeune naturaliste et militant de 17 ans, Victor Noël, nous balade de la ville aux champs Sur les chemins du vivant. Un morceau de poésie du monde en forme de carnet de route, pour modifier la manière dont nous appréhendons toutes les formes de vie.

« En ville tout doit être propre », « la forêt, un simple décor », « le champ, un désert de biodiversité » : avec humilité, poésie, quiétude mais aussi un vif sentiment d’urgence, Victor Noël croque ce qui l’entoure. Son carnet, superbement illustré par l’aquarelliste Sophie Bataille, est empreint de douceur, d’érudition et parle au cœur.

Grèbes huppés, aquarelle de Sophie Bataille.

De la friche à la forêt, des rives de la Moselle au village, le jeune auteur montre que c’est la volonté de maîtrise de notre environnement qui préside aux paysages, alors que la vie se fraie, malgré tout, un chemin dans le moindre interstice. « Si nous ne supportons pas ces plantes, peut-être est-ce parce que leur présence n’a pas été décidée, désirée ? », suppose-t-il. Victor Noël plaide aussi pour que l’émerveillement dépasse le sentiment intérieur pour devenir un puissant moyen de transformation de notre société : « Aujourd’hui, l’expérience suscitant une sensibilité au vivant ne doit plus être une opportunité individuelle, mais une nécessité collective. Chaque personne, enfant, jeune, adulte, doit être sensibilisé. »

Un carnet de route qui sonne l’alerte de l’extinction du vivant en même temps qu’il transmet l’admiration pour son insondable diversité, dans une langue précise et chantante qui n’est pas sans rappeler celle de la biologiste Rachel Carson dans les années 50-60.

Sur les chemins du vivant, Victor Noël, Sophie Bataille, Delachaux et Niestlé, septembre 2022, 96p, 12,5€

«La démocratie meurt dans les ténèbres»

Ce slogan du Washington Post résonne tristement, alors que ce monument de la presse étasunienne, propriété de Jeff Bezos, licencie 300 de ses 800 journalistes.

Motif : le journal perd de l’argent, 100 millions de dollars en 2024. Soit un 2400ème de la fortune de son propriétaire.

Un sabotage en règle de son propre journal pour l’empêcher d’être un contre-pouvoir à Donald Trump, à qui il a prêté allégeance.

Dans le même temps, sa célèbre société de vente de colis a déboursé 75 millions de dollars pour produire et diffuser un documentaire de propagande sur la First Lady Melania Trump.

Chaque achat sur sa plateforme, c’est de l’argent en plus pour Bezos, qui lui sert à aggraver la désinformation, s’acheter du pouvoir politique, précariser les travailleur·ses et aggraver la crise climatique.

Elle doit disparaître de nos vies, maintenant et pour toujours.

Il y a une autre urgence : soutenir la presse indépendante, qui n’appartient à personne d’autre qu'à vous et ne sera jamais aux mains de ces dangereux personnages.

✊ Ne restez pas dans votre coin à désespérer : rejoignez les milliers de membres du Club de Vert pour construire la relève médiatique ENSEMBLE.

Vous avez le pouvoir de rallumer la lumière.