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Meta met fin à la vérification des informations au nom de la «liberté d’expression»

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Meta gueule. Mardi 7 janvier, le patron du groupe Meta (Facebook, Instagram, Whatsapp) Mark Zuckerberg a surpris son monde en annonçant une série de mesures pour «restaurer la liberté d’expression» contre la «censure» sur ses réseaux.

Dans une vidéo (ci-dessous), il a expliqué vouloir remplacer ses équipes dédiées à la vérification des informations par des notes des utilisateur·rices, à l’instar de ce qu’Elon Musk a mis en place sur X. «Orientées politiquement», ses équipes américaines de fact-checking déménageront de Californie, État progressiste, au très conservateur Texas. Pour l’heure, l’Europe devrait être épargnée par ce changement.

Zuckerberg a aussi promis le grand retour des contenus politiques, mis en retrait sur ses réseaux depuis plusieurs années. Plus inquiétant encore, sa volonté de travailler avec Donald Trump (dont il financera en partie la cérémonie d’investiture) «pour [s]’opposer aux gouvernements à travers le monde qui s’en prennent aux entreprises américaines» pour les censurer.

Il a ciblé l’Europe, la Chine et même l’Amérique latine, où des «tribunaux secrets» ordonneraient aux entreprises de retirer des contenus. Après Elon Musk (X, Tesla, SpaceX, etc.), Jeff Bezos (Amazon, Washington Post) et Sam Altman (Open AI), Mark Zuckerberg est le dernier géant de la tech à afficher son soutien à Donald Trump, auquel il s’était pourtant opposé pendant son premier mandat.

«La démocratie meurt dans les ténèbres»

Ce slogan du Washington Post résonne tristement, alors que ce monument de la presse étasunienne, propriété de Jeff Bezos, licencie 300 de ses 800 journalistes.

Motif : le journal perd de l’argent, 100 millions de dollars en 2024. Soit un 2400ème de la fortune de son propriétaire.

Un sabotage en règle de son propre journal pour l’empêcher d’être un contre-pouvoir à Donald Trump, à qui il a prêté allégeance.

Dans le même temps, sa célèbre société de vente de colis a déboursé 75 millions de dollars pour produire et diffuser un documentaire de propagande sur la First Lady Melania Trump.

Chaque achat sur sa plateforme, c’est de l’argent en plus pour Bezos, qui lui sert à aggraver la désinformation, s’acheter du pouvoir politique, précariser les travailleur·ses et aggraver la crise climatique.

Elle doit disparaître de nos vies, maintenant et pour toujours.

Il y a une autre urgence : soutenir la presse indépendante, qui n’appartient à personne d’autre qu'à vous et ne sera jamais aux mains de ces dangereux personnages.

✊ Ne restez pas dans votre coin à désespérer : rejoignez les milliers de membres du Club de Vert pour construire la relève médiatique ENSEMBLE.

Vous avez le pouvoir de rallumer la lumière.