L’échec épique de Trump dans l’Arctique

Epic fail.
Précipitée par Donald Trump, mercredi, la vente aux enchères de baux pétroliers dans la réserve naturelle d'Alaska n'a pas intéressé une seule grande compagnie pétrolière.

Comme Vert l’a raconté hier, Trump avait promis des pans entiers de la réserve naturelle arctique d’Alaska (Arctic National Wildlife Refuge) aux compagnies pétrolières. Havre pour de nombreux ours et caribous, celle-ci recèle de vastes réserves d’hydrocarbures. Donald Trump comptait également sur cette vente de dizaines de parcelles d’espaces protégés pour financer une partie du programme Républicain de baisse d’impôts. Hélas pour lui, les enchères n’ont atteint que 14 millions de dollars sur les 900 millions escomptés (!).

Seules 11 des 22 parcelles proposées ont trouvé preneur, représentant 240 000 des 650 000 hectares de plaine côtière mise en vente à la découpe, rapporte le Guardian (anglais). Le camouflet ne s’arrête pas là : les deux seules entreprises privées qui se sont portées acquéreuses ne sont pas des cadors du pétrole : l’une est une filiale de l’Autralienne 88 Energy ; l’autre est enregistrée comme une entreprise immobilière. 

Vue de la réserve naturelle arctique d’Alaska © Université de Yale

Pour sauver la face du président, c’est l’Etat d’Alaska lui-même qui a réalisé la quasi-totalité des enchères – 12 millions de dollars sur 14 – dans l’espoir de pouvoir accueillir d’autres compagnies pétrolières dans le futur (New York Times).

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Alors que le pétrole se vend à des prix historiquement bas, la prospection et la création de nouvelles installations est de moins en moins attractive pour les énergéticiens. C’est le scénario rêvé par les écologistes qui s’est joué ce mercredi. En outre, l’équipe de Joe Biden, le futur président, envisage des actions de plusieurs ordres – comme l’instauration de normes impossibles à mettre en œuvre – pour tenter d’empêcher de nouveaux forages en Alaska. 

Combien d’années d’inaction politique ? Combien de victimes ?

Après les scandales de l’amiante, du plomb, ou du chlordécone, l’histoire semble se répéter aujourd’hui avec les PFAS, le cadmium, les pesticides toxiques, les perturbateurs endocriniens et tant d’autres nouvelles substances.

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