Reportage

Le Prix du roman d’écologie récompense «Et vous passerez comme des vents fous», de Clara Arnaud

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Un prix soit-il. L’écrivaine Clara Arnaud remporte le Prix du roman d’écologie 2024 pour Et vous passerez comme des vents fous, un saisissant portrait du pastoralisme en Ariège, publié aux éditions Actes Sud.

«Au delà de l’esthétique et de la beauté de la langue, la littérature permet l’engagement», plaide l’essayiste et présidente du Prix du roman d’écologie, Lucile Schmid, devant une cinquantaine de personnes réunies à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), mardi 14 mai. Pour la septième année consécutive, le Prix du roman d’écologie a nommé six ouvrages qui entremêlent écologie et littérature : Humus de Gaspard Koenig (notre article), Le jour des caméléons d’Ananda Dev, Feu le vieux monde de Sophie Vandeveugle, Dans la réserve d’Hélène Zimmer, Orchidéiste de Vidya Narine, Et vous passerez comme des vents fous de Clara Arnaud.

Clara Arnaud © Marie-Laure Duarte

Autant de romans à dévorer qui, selon Lucile Schmid, «questionnent la façon dont la marge va devenir société», «assument la conflictualité face à des institutions qui se délégitimisent» et «fondent un genre littéraire nouveau». Composé d’une vingtaine de membres – des étudiant·es en paysage et en littérature pour moitié, ainsi que des écrivain·es, journalistes et amoureux·ses de la langue -, le jury a distingué l’écrivaine de 38 ans Clara Arnaud pour son deuxième roman Et vous passerez comme des vents fous.

Cet ouvrage est une plongée dans la vie pastorale du berger pyrénéen Gaspard, et dans celle d’Alma, une éthologue spécialiste des ours, au moment où les attaques d’un plantigrade se multiplient. Si la documentation méticuleuse et la précision des descriptions ont été encensées, le jury a aussi salué les émotions brutes, entre fascination et peur, qui irriguent ce roman, écrit dans l’Ariège où Clara Arnaud s’est installée.

«Je n’ai pas l’impression de parler d’écologie, a réagi la lauréate. Mes romans sont une manière de faire cohabiter les questions politiques et poétiques, un espace refuge moins radical, un lieu de liberté qui explore tous les sens». La riche présélection du Prix et le palmarès des années précédentes sont à retrouver juste là.

«Et vous passerez comme des vents fous», Clara Arnaud, août 2023, Actes Sud, 384p, 22,5€

«La démocratie meurt dans les ténèbres»

Ce slogan du Washington Post résonne tristement, alors que ce monument de la presse étasunienne, propriété de Jeff Bezos, licencie 300 de ses 800 journalistes.

Motif : le journal perd de l’argent, 100 millions de dollars en 2024. Soit un 2400ème de la fortune de son propriétaire.

Un sabotage en règle de son propre journal pour l’empêcher d’être un contre-pouvoir à Donald Trump, à qui il a prêté allégeance.

Dans le même temps, sa célèbre société de vente de colis a déboursé 75 millions de dollars pour produire et diffuser un documentaire de propagande sur la First Lady Melania Trump.

Chaque achat sur sa plateforme, c’est de l’argent en plus pour Bezos, qui lui sert à aggraver la désinformation, s’acheter du pouvoir politique, précariser les travailleur·ses et aggraver la crise climatique.

Elle doit disparaître de nos vies, maintenant et pour toujours.

Il y a une autre urgence : soutenir la presse indépendante, qui n’appartient à personne d’autre qu'à vous et ne sera jamais aux mains de ces dangereux personnages.

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