Le célèbre marché aux oiseaux de Paris fermera ses portes à la fin de l’année

Les carottes sont cui-cuites.
Au nom du bien-être animal, la ville de Paris met définitivement fin aux ventes d'oiseaux et de petits animaux qui rythmaient les dimanches de l'île de la Cité depuis 1881.

Devenue anachronique, l’exposition et la vente d’animaux vivants sur le domaine public est en passe de disparaître à Paris. Le marché aux oiseaux étant le « dernier lieu de vente de ce type » dans la capitale, selon un communiqué de la mairie. Ce mardi, la date de son interruption définitive a été fixée au 31 décembre 2022, mais le principe était déjà acté de longue date : le conseil de Paris a formé un vœu en ce sens dès février 2021, avant d’adopter une charte en faveur du bien-être animal sur son territoire quelques mois plus tard.

Malgré 140 ans de présence, le spectacle ne manquera pas aux fleuristes qui partagent les halles de la place Louis Lépine avec les dix derniers oiseleurs : « Nous entendons les oiseaux hurler toute la journée dans leurs toutes petites cages. Ils sont aussi transportés dans des conditions épouvantables », a expliqué l’un deux au Parisien. Par le passé, le marché s’est également illustré par de multiples infractions et fraudes, dont la vente illégale d’espèces protégées.

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La ville de Paris indique avoir « formulé une proposition d’accompagnement » aux derniers commerçants, « une majorité d’entre eux ayant commencé à diversifier leur activité ». La vente d’animaux vivants en boutique ou lors de salons reste, elle, autorisée.

Combien d’années d’inaction politique ? Combien de victimes ?

Après les scandales de l’amiante, du plomb, ou du chlordécone, l’histoire semble se répéter aujourd’hui avec les PFAS, le cadmium, les pesticides toxiques, les perturbateurs endocriniens et tant d’autres nouvelles substances.

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