«Arbres tueurs» en Haute-Marne : malgré la contestation, 735 arbres restent dans le viseur du département

Y’a du bouleau.
735, c’est le nombre d’arbres qui vont finalement «être diagnostiqués en priorité», a déclaré ce vendredi matin le président du Conseil départemental de la Haute-Marne, Nicolas Lacroix.

Après avoir annoncé que «4 000 arbres pourraient être abattus» puis que «4 000 arbres feront l’objet d’un diagnostic», Nicolas Lacroix a de nouveau réévalué ses ambitions. Les 735 arbres visés sont situés à moins de deux mètres de la chaussée et seraient donc «susceptibles d’aggraver une sortie accidentelle d’un véhicule».

«Sans regret» sur sa communication, Nicolas Lacroix a refusé de recevoir la quarantaine de membres d’associations environnementales qui protestaient, ce matin, devant le bâtiment du conseil départemental. «On regrette que le dialogue soit fermé», rapporte à Vert, Romaric Leconte, coprésident de Nature Haute-Marne, l’une des associations présentes.

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Jeudi, le ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu, avait incité Nicolas Lacroix à envisager «des alternatives» à son projet d’abattage d’arbres pour améliorer la sécurité routière.

Combien d’années d’inaction politique ? Combien de victimes ?

Après les scandales de l’amiante, du plomb, ou du chlordécone, l’histoire semble se répéter aujourd’hui avec les PFAS, le cadmium, les pesticides toxiques, les perturbateurs endocriniens et tant d’autres nouvelles substances.

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