Chères toutes et chers tous,
? Aujourd’hui n’est pas un jour comme les autres puisque nous avons un cadeau pour vous. Rendez-vous plus loin dans cette édition pour vous faire gâter ?
Des ONG et parlementaires réclament une meilleure évaluation des produits phytosanitaires pour qu’ils cessent de polluer les corps et les terres.

Le gouvernement attaqué pour sa « sous-évaluation de la toxicité » des pesticides
Ni pesticides ni choléra. Après l’interdiction des dérogations pour les néonicotinoïdes, plusieurs associations environnementales et des parlementaires de gauche enfoncent le clou et demandent à la justice de contraindre le gouvernement à s’assurer de la non-toxicité à long terme des produits phytosanitaires avant leur mise sur le marché.
Jeudi, une trentaine d’ONG et près de 28 député·es de la Nupes comme Loïc Prudhomme (LFI) ou Sandra Rigol (EELV) ont déposé un recours auprès du Conseil d’État pour dénoncer les « carences dans l’homologation des pesticides » de la part de l’exécutif et « la sous-évaluation de leur toxicité ».
À l’heure actuelle, les pesticides utilisés en France peuvent obtenir une autorisation de mise sur le marché après l’étude des seules substances actives déclarées par les fabricants. Pas suffisant pour les requérant·es, qui demandent aux pouvoirs publics d’inclure dans les procédures d’autorisation l’examen des effets de tous les formulants qui entrent dans la composition du produit phytosanitaire. Des études scientifiques ont en effet démontré que les industriels fabriquaient leurs agrotoxiques avec de l’arsenic, du plomb ou des composés perfluorés. Des substances non déclarées dont l’effet cocktail pourrait être hautement nocif. Une exposition à ces produits pourrait potentiellement déclencher des maladies chroniques et notamment cancérigènes.






